‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 347 sur 425 · C.-à-d. la foule des Achéens (synonyme de Grecs · texte numérisé non relu

C.-à-d. la foule des Achéens (synonyme de Grecs

Mais par sur tous garde toy que le fleuve D'Aine en ses eaux durement ne t'abreuve, Et que Remus, sous ombre de vouloir [188]

740 Te marier, ne te face douloir '.

» La gloire humaine en fin est périssante : » La mort saisist toute chose naissante. Pren cueur au reste : avecque la vertu

744 Tu vaincras tout par le glaive pointu :

Toy parvenu vers la froide partie Où la Hongrie est joincte à la Scythie, Tu bastiras près le bord Istrien ^,

748 Séjour des tiens, le mur Sycambrien

Que tes enfans en longue et longue race

Tiendront après pour leur royale place.

Le bon Hymen ayant soucy de toy

752 Te doit conjoindre à la fille du roy

Qui régira sous sa dextre, garnie D'un juste fer, les champs de Pannonie'.

737-38. JS'^4 Mais pas sur tout... pour jamais ne t'abreuve 742. y $-84 » Et tousjours meurt toute chose naissante 737-44. 8j supprime ces huit vers 749. '/S'Sy par long succez de race 751-54. yS-Sj suppriment ces quatre vers

1. Remus, roi légendaire de la Gaule, dont Lemaire de Belges, invoquant l'autorité de Vincent de Beauvais et d'un commentateur de Manéthon d'Egypte, parle en ces termes : « Au temps de la finale destruction de Troye, le Roy Rhemus, fondateur de Rheims en Champaigne, pouvoit avoir régné sur la nation de Gaule environ trente ans... Et huit ans après Francus, fils d'Hector, commença à régner sur les Gaules Celtiques. Si fait à conjecturer que ce ne fut pas s.ins le consentement du Roy Rhemus son affin... Or Francus, à cause de la grandeur de courage et vertu qui estoit en luy, fut tant aymé du Roy des Celtes, qu'il luy donna sa fille en mariage {Illustrations de Gaule, livre III, cbap. 5). C'est là que Ronsard a pris l'invention de ce quatrain.

2. C.-à-d. sur les bords de l'Ister, nom ancien du Danube. La ville préhistorique de Sicambre (du nom de Sicambria, sœur de Priam), prit plus tard le nom de Buda, frère d'Attila, d'après Lemaire des Belges, op. cit., livre III, chap. 13, dont s'inspire ici Ronsard.

3. Nom donné par les Romains au pays qui s'appellera la Hongrie,

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