LIVRE IV
4 Phrysons, Gueldrois, Zelandois, Holandois,
Verront la Meuse, et par forte puissance De leurs voisins prendront obéissance, De toutes pars aimez et redoutez 828 Comme guerriers aux armes indontez,
Terreur des rois, et des fortes murailles.
Sous Marcomire auront longues batailles Contre la Gaule intraitable : et je veux "83a De ce grand Duc te montrer les neveux
Et les enfans yssus de ta lignée, Par qui la Gaule un jour sera gangnée. Et qui tiendront (sang Troyen et Germain) 836 Le sceptre entier laissé de main en main.
A tant la vierge un petit se repose Et Francion luy demande autre chose.
Vierge, l'honneur des dames et de moy, 1 840 Toute divine, heureux germe de roy,
Je te suply, prophète véritable.
Sage en conseil, dy moy s'il est croyable Que les esprits qui sont sortis de hors 844 De leurs vieux corps, r'entrent en nouveaux corps ?
Quelle fureur, quelle maudite envie Les tient ainsi de retourner en vie ?
Et d'où leur vient ce furieux amour 8 Que de revoir encore un coup le jour,
Se revestant de muscles et de veines
82$. 1S7 par vive puissance
831-32. "j^-S"] A leurs voisins : & de ce Duc je veux De père en fils {8j Comme en passant) te montrer les neveux 85;. B"] Et quelques Rois yssus