‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 363 sur 425 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

Lors un désir les prend de revenir, Et de revoir leur liaizon première, Et du soleil la céleste lumière.

A tant se teut : Francion tout soudain [19^]

Prend de rechef un cousteau dans la main, Et d'une truye infertille et brehaigne ' Ouvre la gorge : en tombant elle scigne Dessus la terre, où le sang renversé Tiède fuma sur le creux du fossé, Priant Mercure, et les Soeurs Eumenides 2, Le vieil Caron, vouloir servir de guides A ces esprits qui dévoient quelquefois 5 Venir aux corps des monarques François.

Comme il disoit, entre soufres et fiâmes Voicy venir de l'abisme les âmes.

Un tourbillon par ondes tout fumeux, Un feu de poix raisineux et gommeux Alloit devant, qui de puante baleine Offensoit l'air, les taillis et la plaine Avec grand son, comme un tonnerre bruit Brisant la nuë espaisse d'une nuit.

960-62. S-j Apres l'eau beuë ils sentent revenir Nouveaux désirs de revoir la lumière, Pour leur rejoindre à leur masse première

Page 1