LIVRE IV
Et le regard contre la terre baissent, Une grand nuë esparse sur le front
1656 Les obscurcist ' : regarde comme ils vont
Effeminez, et d'une aleure lente Montrent au front une ame nonchalante.
Ah ! malheureux ! ils seront fils des tiens,
1660 Germe maudit, troycnnes non troj'ens ^ :
Qui tant s'en fault qu'ils soient en France dignes D'avoir au chef les couronnes insignes Qu'ils ne sont pas, peste du genre humain,
1664 Dignes d'avoir l'aiguillon en la main,
Rois sans honneur, sans cueur, sans entreprise Dont la vertu sera la paillardise.
Leur beau Royaume acquis par le harnois [221]
1668 De tant d'ayeux, tresinvincibles Roys,
Par la sueur de tant de Capitaines, Par sang, par fer, par discours, et par peines, En peu de jours tombé de sa vigueur,
1672 Ah fier destin ! perdra puissance et cueur.
Ne vois tu pas comme Clovis en pleure 3 ? Tay-toy, grand roy, rien çà bas ne demeure » En son entier : tant plus le sceptre est haut
1676 )) Et plus il tombe à terre d'un grand saut.
Ces Rois hydeux en longue barbe espaisse. En longs cheveux, ornez presse sur presse De chesnes d'or et de carquans gravez,
1660. 7 j Troyens & non Troyens | tS-S-j texte primitif 1671-72. l}-8j Tout en un jour par lascheté de cueur Perdra puissance, accroissance & vigueur
1^79- Ti'^l graphies chinnts, chaisnes