Camp = armés
1832 Le pié le pié, l'armet touche l'armet,
La main la main, et la lance la lance, Contre un cheval l'autre cheval s'eslance Et le piéton l'autre piéton assaut. [227]
1856 Icy l'adresse, icy la force vaut :
Sort et vertu pesle-mesle s'assemblent.
Dessous les coups les armeures qui tremblent Font un grand bruit; Victoire, qui pendoit
1840 Douteuse au ciel, les combas regardoit.
Au mois d'esté quand la pauvre famille Du laboureur tient en main la faucille. Et se courbant abat de son seigneur
1844 Les espics meurs, des campagnes l'honneur :
Tant de moisson, tant de blonde javelle L'une sur l'autre espaix ne s'amoncelle De tous costez esparses sur les champs,
1848 Que de corps morts par les glaives tranchans
Seront occis de la gent Sarazine.
En moins d'un jour hostes de Proserpine Iront là bas trois cent mille tuez ',
1852 L'un dessus l'autre en carnage ruez.
Mille ans après les Touranjelles plaines Seront de morts et de meurdres si pleines, D'os, de harnois, de vuides morrions,
1856 Que les bouviers en trassant leurs sillons
N'oirront sonner soubs la terre feruë Que de grands os hurtez de la charrue 2.
1839. ^7 Font un grand son
1849. 8j Seront meurdris
1854. S4-8y Seront encor'de carcasses si pleines