AU SEIGNEUR ROBERT DE LA HAYE
Ceulx qui semoyent par sus le dôs, De nostre grand Mère les ôs
ÉDITIONS. — Les Amours... Ensemble le Cinquiesrne de ses Odes, 1552, (p. 201). Le Cinqieme des Odes, 1555 (p. 113). — Œiiires (Odes, V, vu) 1560, 1567, 1571, IS73 ; (ix) 1578, 1584; (viii) 1587; 1592-1630. — Blanchemain (t. II, p. 332) ; Marty-Laveaux, P. Laumonier(t. II, p. 413).
Titre. /j Contr'estrene, à Robert de la Haie | 60 sans dédicace | é'j-'jS A Robert de la Haye | 84-8"] sans dédicace
I. 60 outre leur dos | 67-75 outre le dos 1 7<?-^4 par-sus le doz | ^7 parsus leur dos
I. Cette ode fut composée aux environs du i" janvier 1552 (n. st.) C'est une réponse à un éloge en vers latins que R. de la Haye avait adressé à la fois à Ronsard et à Du Bellay, et auquel celui-ci répondit de son côté par une ode portant comme sous-titre Pour estrene. Nos deux poètes continuaient ainsi une tradition marotique. Vu les ressemblances de leurs pièces, on peut penser qu'ils y ont travaillé ensemble. Du Bellay publia les vers latins de R. de la Haye et sa réponse dès février 1552, en tète et dans la seconde partie du volume intitulé Le quatriesme livre de l'Enéide de Vergile traduict en vers francoys... Autres œuvres de Vinvnilion du translateur. On les trouvera dans l'édition des Œuvres de Du Bellay par H. Chamard, t. IV, p. 178.
Robert de la Haye avait été l'un des familiers de Marguerite de Navarre, et à ce titre avait collaboré à son Tombeau (v. ci-dessus, p. 40, les vers latins de Rob. Hayus placés sous le portrait). Mais en 1552 il était, comme son ami Sebillet, simple avocat au Parlement de Paris ; il ne devint conseiller qu'en juillet 1555 et maître des requêtes en novembre 1561 ; c'est comme intendant du prince Louis de Condé qu'il négocia le traité de Hampton-Court entre les protestants français et les Anglais, en septembre 1 562. Cf. Fr. Blanchard, Généalogie des maîtres des Requêtes de l'Hôtel du Roy (1670), p. 307 ; Le Laboureur, Additions aux Mémoires de Castelnau, liv. II, 10 (notice) ; Haag, la France protestante. — Ronsard lui adressa encore en 1560 l'élégie Si j'estais à renaistre, qui montre bien la nature de leurs relations (Bl. IV, 291) ; mais par suite de dissentiments religieux, il en supprima les 24 derniers vers dès 1567. Cf. mon Ronsard tioète lyrique, pp. 82-84 et 105, et mon édition des CEuvres (in-8, A. Lenierre), t. IV, p. 91 ; VII, p. 414-415 ; VIII, p. 41.