Si'^7 ïl ^ l'esprit dur
r. Deucalion et Pyrrha, après le déluge (Ovide, Afc7., I, 590 et suiv. ; Virgile, Géorv., I, 62).
2. L'idée de cette strophe et de la suivante vient de Platon, Rép., lU, VI, et de son commentateur italien Marsile Ficin. On la retrouve ailleurs dans Ronsard (v. une ode du Bouioe de 1550, au tome II de la présente édition, p. 161 ; et le poème de 1559 sur V Excellence de Veipiil de l'homme. BL, t. VI, p. 254 ; M.-L., P. L., t. V, p. 228).
l66 ODES
Le tien s'eleve sainctement, Balancé d'un vol haultement Tout autour de la chose belle.
2î Aussi le bruit impétueux
De ce Palais tumultueux', Forçant ton destin, ne t'amuse ^ Si bien, que quelque-fois le jour Tu ne travailles au séjour
}o De l'oyseux travail de la Muse.
Qu'est-il rien aussi de plus doulx ?
A quel sucre egallerons nous Le doulx miel de ta poésie ?
Doulcement ne surmonte il pas 3 5 Par sa doulceur les doulx apas
Du Nectar, & de l'Abrosie ? [p. 203J
Les Amours n'ayment tant les pleurs, La mouche ne suit tant les fleurs.
Ne les Vainqueurs tant les couronnes :
40 Comme les Muses tu poursuis.
Comme d'un pied legier tu suis Le trac de ces doulces Mignonnes.