‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaireChapitre 7 sur 244 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

prt'face du 22 février 1551 (n. st.)', où Herberay des Essars kMicite les sœurs Seymour d'avoir inspiré à ses compatriotes les nombreuses additions « en tant de diverses langues » (grecque, latine, italienne et française), qui sont venues giossir dans ce volume leurs distiques latins publiés l'année précédente, il est certain que les quatre odes de Ronsard ont été composées entre ces deux dates. Bien mieux, tout me porte à croire que leur composition a suivi d'assez près la première de ces dates : 1° Ronsard me semble avoir été particulièrement sensible aux reproches de Sainte-Marthe ; il n'en fut pas moins touché que des éloges qui voulaient à la fois en augmenter et en atténuer l'effet ; la preuve, c'est qu'il s'excuse de n'avoir pas plus tôt « sacré à la Mémoire » les cendres de la reine de Navarre ^ ; quoique son excuse ressemble fort à une justification, il eut probablement quelque remords ou quelque honte, lui Français, à ne pas s'être acquitté à temps d'un devoir auquel n'avaient pas manqué de jeunes étrangères, telles que les sœurs Seymour 3 ; et donc il se hâta de répondre à l'appel pressant et flatteur qui lui était fait, luimême nous l'apprend 4. — 2° Dès les premiers jours d'octobre 1550, Du Bellay faisait paraître à la suite de la deuxième édition de l'Olive deux pièces où il entre manifestement en concurrence avec son ami : la traduction de l'ode latine que Dorât avait écrite à la mémoire de la reine de Navarre 5, et la Musagnœomachie, qui ressemble singulièrement à VHynme triumphal de Ronsard, surtout par le rythme et par les procédés d'exposition. Il existe encore des rapports certains pour les idées entre

I. Le millésime imprimé est 1550, mais c'est évidemment d'après l'ancien style, vu que cette lettre contient des allusions non seulement à V Hecatodistichon de juin 1550, mais à sa réédition considérablement augmentée, c. à d. au Tombeau de Marguerite de Valois. Au reste, il n'y a pas trace de cette lettre dans V Hecatodistichon.

2 Ci-après, Hymne triiim/>hal, vers 445 et suiv.

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