ACTE II, SCÈNE VJ
Tout est bien ! et cela ne fait mal à personne... Si, cela fait bien mal ! Je le sais, aujourd'hui Qu'une autre femme, hélas ! s'est fait aimer par lui î Mais ne va pas, ô pauvre Marie, être lâche ! Reste-lui dévouée et fais ton humble tâche. Pas de soupirs de femme et pas de pleurs d'enfant ! Et, le jour qu'il sera vainqueur et triomphant. Fuis bien loin, emportant la blessure mortelle, Comme, lorsque le plomb ensanglante son aile, Faisant un grand efïbrt désespéré dans l'air. Le goéland s'en va mourir en pleine mer !...
Après un court silence.
Je suis lasse... Dormons. Quand on dort on oublie.
Elle s'étend à terre, près du feu du bivouac, se roule dans son manteau et ferme les yeux.