‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 2)Chapitre 198 sur 252 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

DONALD DE G L ENMORISTON.

Donc, il faut éclaircir, milord, ce point obscur,

Savoir si nous devons conquérir l'Angleterre

Afin d'y couronner le traître et l'adultère.

Et si Charles Stuart nous réserve vraiment

Le déshonneur en prix de notre dévouement.

Si c'est sous l'étendard d'un tel chef que nous sommes,

Montrant Gordon de Glencoé.

Nous le quittons tous deux, demain, avec nos hommes. Et si l'outrage est pour quelqu'un que je sais bien, Il jettera, devant le Prince aux mœurs de chien, La tête aux yeux éteints de l'épouse infidèle !

MARIE, à part.

Je le sens î C'est Dora la coupable ! C'est elle !

LORD FINGALL.

Mais enfin ces soupçons, sur quoi les fondez-vous?

DONALD DE GLENMORISTON.

Voici... J'ai vu toujours avec quelque courroux Venir, dans Holy-Rood et jusque dans nos tentes, Nos femmes, avec des parures éclatantes...

Lord Fingall hausse les épaules.

Tant pis! J'ai, vous savez, du sang de puritain... Je n'ai jamais aimé, non plus, Tair libertin

Dont souvent je voyais le Prince leur sourire. Mais, hier, un de mes tenanciers vint me dire Que dans une maison, aux portes d'Edimbourg, — La troisième, adossée au rocher du faubourg, — Une femme, portant toujours un voile double. Pénétrait tous les soirs, avec un air de trouble ; Et qu'après, entrait là, seul et mystérieux. Le Prince que, malgré son manteau sur les yeux, Mon homme a reconnu, l'autre ayant, par mégarde, Laissé le diamant piqué dans sa cocarde. Tout ceci me déplaît, et je prétends savoir Quelle femme il vient là rejoindre chaque soir.

LORD FINGALL.

Et comment?

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