‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 3)Chapitre 130 sur 191 · BAZILIDE, BENKO, SOPHIA · texte numérisé non relu

BAZILIDE, BENKO, SOPHIA

Bazilide est étendue sur un lit de repos ; Sophia l'éventé. Entre Benko, sa guitare en main.

BAZILIDE

Accorde ta guzla, Benko... Le prince chasse...

Sons de trompes dans l'éloignement.

Tiens, on entend d'ici le son du cor qui passe.

Accorde ta guzla... car, depuis ce matin.

Je suis là, regardant les cimes au lointain

Et les pesants vautours qui planent... Je m'ennuie.

J'ai le vide dans Tt^me et suis tout éblouie

ACTP: h, scène I. 217

D'avoir vu trop longtemps, dans ce jour de langueur, La neige des sommets moins froide que mon cœur. C'est dans ces moments-ci que je deviens méchante... Mais j'aime ta chanson... Que Sophia la chante.

SOPHIA, chantant.

L'âme comme un ciel limpide, Elle vient d'avoir quinze ans.

Volez vers l'enfant candide, Purs papillons blancs.

Il regarde l'ingénue Et lui fait baisser les yeux.

Volez vers la vierge émue, Doux papillons bleus.

Il rend la fille amoureuse Et lui ravit son trésor.

Volez vers l'amante heureuse, Beaux papillons d'or.

Mais il part. Au cœur blessée.

Elle pleure tous les soirs.

Volez vers la délaissée, Lourds papillons noirs.

BAZILIDE

L'air est voluptueux, mais ma tristesse empire. Raconte-moi plutôt l'histoire du vampire,

'2\H POrU LA COI UONNE.

Du jeune homme si pâle et cependant si beau, Qu'on a trouvé, les yeux ouverts, dans son tombeau, Toi, Sophia, va-t'en. Ton éventail m'énerve.

Sophia sort

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