ACTE m, SCÈNE V
Oui, j'ai baisé ta main qui me montrait l'abîme. Je sens une âpre joie à t'aimer jusqu'au crime, Et, puisqu'il en faut un pour plaire à ton désir. J'éprouve à le commettre un monstrueux plaisir. Je l'ai juré, pâmé dans tes cheveux funèbres. Quand, au lieu de ce Turc, le Prince des Ténèbres Viendrait m'offrir, raillant avec un rire amer, La couronne rougie aux flammes de l'enfer. Je te l'apporterais dans cette main brûlée !... Et tu ne me feras pas peur, nuit étoilée !