‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 3)Chapitre 58 sur 191 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

ANTON

Vous voyez, la moitié du peuple est avec vous. Mais à présent, camarades.

Assez de discours ! assez de bravades ! Le moment d*agir est venu pour nous.

— Vous savez qu'aussitôt la kermesse finie, Ce soir, au Vieux-Moulin, c'est notre compagnie Qui prend la garde... Eh bien, si nous sommes d'accord, Nous pouvons réduire au silence Ces bourgeois gonflés d'insolence.

J'en connais le moyen...

CHOEUR

Lequel?...

Livrer le fort !

CHŒUR

Oui! oui ! livrons le fort.

98 MAITIIK A.MI!i;OS.

ANTON

Écoutez : — tout d'abord on entoure, on desarme Le capitaine Ilendrick. — Pour qu*un signal d'alarme

Ne puisse être allumé, En arrivant au poste Ambros est enfermé. Puis, comme avec Nassau je suis d'intelligence. Je le fais prévenir en toute diligence Et, sans danger pour nous, sans risques à courir, 11 vient et dans la ville entre sans coup férir.

Quelques groupes, parmi lesquels est Ambros, reparaissent sur la place. Anton fait signe à ses complices de ne point parler, et il observe; la foule rentre peu à pou en scène.

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