ACTE IV, SGÊlNE V
Voyez, c'est une femme, Le désespoir dans Tâme, Qui tombe à vos genoux Et qui n'a d'autres armes Que sa plainte et ses larmes. . .
Sauvez-nous ! sauvez-nous !
HENDRICK
Pardon!... Relevez-vous!... J'ai pitié de moi-même!. Ma tête s'égarait, je ne voyais plus rien...
Pardon, car ce cœur qui vous aime, C'est celui d'un soldat, celui d'un citoyen!
NELLA
Du sacrifice, alors, je vais donner l'exemple : Par la patrie en deuil, par Dieu qui nous contemple, Je vous le jure, Hendrick, mon cœur appartiendra Tout entier, pour jamais, à qui nous sauvera!
HENDRICK, radieux.
Tu l'entends, nuit d'astres fleurie !
Elle a promis, elle a juré !
A mon tour je jure, ô patrie !
Que c'est moi qui te sauverai!
i2'2 MAITIIE ami; Il OS.
Je renonce h moi-même et je me sacrifie ! Sans regret, pour Ambros, j'aurais donné ma vie, i Je puis bien donner mon bonheur !
^ J HENDRICK
11 est fait, le serment qui pour jamais nous lie î
Mon devoir, je le vois, ma haine, je l'oublie...
De moi-même je suis vainqueur!
LA VOIX D'ANTON, cliantaiU dans la coulisse.
« Dans son justaucorps de draj) fin Le bourgeois est gras comme un chantre Et tandis qu'il mange à sa faim.
Nous nous serrons le ventre î »
NELLA, à llendrick.
Écoutez ! ce sont vos hommes...
Ils triomphent déjà! Là-bas, vers le rempart L'ennemi vient... Songez au péril où nous sommes Au signal !
Il I MUlK.k.
Au signal ! Il en est temps...
Au moment où il s'élance vers le mât à signaux, Anton so pn'Mïpiir au-ilevant de lui ri l'amM»*.