‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 3)Chapitre 98 sur 191 · SCÈNE VI. IGI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI. IGI

Tu perdrais ton temps, va ! Que je te laisse vivre ? Toi, l'un des meurtriers? Je te tiens, je te livre A la cour martiale ! Et que Tordre soit bref! Tu me demandes grâce ! Un commandant, un chef! Vraiment, tu tombes mal et tu n'as pas de chance. Mais vois donc, tout ici m'excite à la vengeance.

Prenant la soulane et la lui montrant.

Jusqu'à ce haillon, tiens ! par mon frère porté, Alors qu'il prodiguait l'or de sa charité, A vous, les gueux, à vous, assassins que vous êtes! Te faire grâce, moi? Tu veux rire!

JACQUES LEROUX, se redressant.

Eh bien, faites !

Livrez-moi, car j'ai trop supplié. J'avais tort. Mourons en brave ! Et vous que réjouit ma mort. Sachez donc jusqu'où va votre bonne fortune : Je suis Jacques Leroux, membre de la Commune.

MADEMOISELLE ROSE

Vous !

JACQUES LEROUX

Je n'ai pas voté les lois de sang. Parbleu! Je haïssais d'instinct les mangeurs de bon Dieu.

1G2 LE PATEK.

Pourtant, j'ai repoussé la loi des représailles, Et je me suis battu contre ceux de Versailles, Voilà tout! Mais je sais à présent ce que vaut L'hypocrite bonté du prêtre et du dévot. Femme sans cœur, il faut qu'au moins je vous le di Ceux-là qui font semblant d'adorer dans Téglise L'innocent mis en croix qu'ils nomment Jésus-Chri>l, Ignorent le pardon et livrent un proscrit!

MADEMOISELLE RUSE, à part.

Ces paroles!... C'était presque la même chose Oue disait le curé.

scenp: VII

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