‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 4)Chapitre 34 sur 89 · POUR LE PREMIER VOLUME · texte numérisé non relu

POUR LE PREMIER VOLUME

DE La Vie Parisienne d'émile blavet

Compagnon des jours envolés, Donc, ami Blavet, vous voulez

Que je vous fasse, Pour votre livre frais éclos, Un petit bout d'avant-propos,

Une préface.

Eh bien, mon ami, la voilà !

Surtout n'y cherchez pas de la Métaphysique.

PRÉFACE DE « LA VIE PARISIENNE i. 165

Vers avant prose, simplement,

Comme, en tête du régiment,

Va la musique.

Tous les deux, nous avons mangé Quelque peu du bœuf enragé.

0 jours de jeûnes !

C'est oublié. Le lendemain, On dit, en se serrant la main :

Nous étions jeunes.

Malgré le siècle corrompu.

On a fait du mieux qu'on a pu,

Joyeux ou triste.

Que de sentiers ! Chacun le sien !

Vous êtes un Parisien,

Un journaliste.

Un alerte et charmant bavard.

Qui vivez sur le boulevard

Et dans la fièvre...

Moi, par les beaux soirs constellés, Je cherche des rimes, sur les

Bords de la Bièvre ;

Je cultive, au faubourg lointain, Comme Candide, mon jardin,

Trouvant bouffonne La mode des amants pressés.

Qui s'adressent mille baisers

Par téléphone.

Je vivrais, ne connaissant pas Ce Paris dont j'entends là-bas

La voix qui monte, Ignorant tout ce qui s'y fait.

Sans votre article, ami Blavet,

Qui me le conte.

Je lis votre prose, mon cher.

Comme un bourgeois de port de mer.

Très sédentaire.

Parle avec curiosité Aux marins ayant visité

Toute la terre.

Dans mes songes bleus de fumeur, J'admire de loin votre humeur Si vagabonde.

Page 1