SCENE DE TSARDA
Il est tard. La tsarda penche sur l'eau son mur. Mais ne peut s'y mirer, tant la rivière est sombre.
Taverne.
Le bac jreste immobile, à la chaîne, dans l'ombre. Le monde se repose et le ciel est obscur.
Quel bruit dans la tsarda ! Chants et cris |à la ronde.] Le cymbalum Irissonne [et retentit sans fm. « Eh ! l'hôtesse ! Fleur d'or ! jApporte-nous du vin, Vieux comme mon 'aïeul' et jchaud comme ma blonde !
« Allons, Tsigane ! Ici [tout de suite, et dansons ! Que la danse me brûle à son ardente flamme ! Je veux perdre en sautant mon argent .et toon ;âme. Donc, tu vas nous jouer tes plus folles chansons. »
Mais on frappe à la vitre. — « Holà ! qu'on se dégrise ! C'est un vacarme afïreux. Mon maître veut dormir. » — « Qu'il aille au diable !... Et toi, Tsigane, fais frémir Ton [archet,' Tallût-il te donner ma chemise ! »
Onjfrappe de nouveau. C'est |un |enfant. — « Pitié !... Un peu plus bas !... Ma mère est malade... ma mère ! » On fait : « Chut ! )> au Tsigane, on'boit le fond du verre, Et tous les gars s'en vont sur la pointe du pied.