‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 4)Chapitre 71 sur 89 · FLUX ET REFLUX · texte numérisé non relu

FLUX ET REFLUX

La nuit tombe et la mer descend.

Ma chère âme, allons sur la grève, Auprès du flot retentissant !

Le doute m'assaille sans trêve.

M'aimes-tu vraiment? J'ai rêvé Que ta tendresse serait brève.

FLUX ET UEFLLX. U<t

Écoute le râle étouffé

Du flot lointain! L'Angélus tinte

Tristement son dernier Avé.

Mon âme est par l'angoisse atteinte ; Je tiens, comme pour un -départ, Ta main, froide malgré l'étreinte.

La falaise est dans le brouillard;

Le vent humide nous pénètre.

Entends ce çoëland criard! jk

Pour bien d'autres, ton cœur fut traître; Ton passé n'est point innocent.

Tu vas m'abandonner peut-être !

La nuit tombe et la mer descend.

Le jour grandit et la mer monte.

Allons courir sur les galets !

Comme le ciel est pur! Sois prompt*

Plus d'un bateau plein de filets S'en va, le long du quai qu'il frôle, Vers les horizons violets.

Serre-toi contre mon épaule.

Et, le cœur joyeux, allons voir La vague écumer sur le môle !

Que j'étais injuste, hier soir; Je doutais de toi, ma chère âme!

Ce bleu matin me rend l'espoir.

Ton passé cruel, pauvre femme, Nos larmes d'amour l'ont lavé.

Gomme est ce rocher par la lame.

Vois ! Le bon soleil s'est levé.

Aimons-nous sans crainte et sans honte.

Notre bonheur est retrouvé !

Le jour grandit et la mer monte.

mT.

Dessin de François Flajnen^

Toast chaiMPétre

Le déjevmer '. On est servi daxis lejardin. Sous la tonnelle tasse, auprès dujeu Jetoules

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