LIVRE TROISIÈME
Chap. i*"". — Objet de ce livre. Psagc S3i.
Ignorance et présomption des anciens. Comment Tëtude des opinions des anciens peut être utile.
Chap. ii. — Considérations générales sur les opinions des anciens, P*g€ 335.
Les premières opinions sont plus anciennes que les mon»mens qui les auraient pu consenrer. Causes qui ont altéré de bonne heure les premières opinions. Comment les mêmes opinions ont été communes à plusieurs peuples. Analogie par laquelle les hommes vont d'opinion en opinion. Dans les commenoemoos des sociétés il n'y avait point de doetrine secrète. Comment l'usage d'une doctrine secrète s'est introduit. Époque où l'usage d'une doctrine secrète s'établit plus particulièrement. Effets de cet usage. Nous connaissons mal, d'après l^ Grecs , les opinions des anciens. Nous les fonnmsom moios encore d'après les Romains.
Chap. m. — Pourquoi les progrès de l'esprit humain soMi dam quelques genres plus rapides et plus grands , et au contraire plus lents et plus faibles dans d'autres^ Page 35a.
Causes des progrès de l'esprit humain dans les arts qu'3 crée et qu'il perfectionne. Les progrès de l'art militaire ont dû être lents. Ceux de l'art de gouvemer devaient être plus lents encore. Règle pour juger de la lenteur ou de la rapidité de nos progrès dans les arts et dans les sciences. Pourquoi les hommes ont tant de peine à ouvrir les yeux sur les superstitions. Principale cause des égaremens des philosophes.
Chap. iv. — Des opinions des Chaldéens. P^^ge 359.
Idée que les Chaldéens se faisaient de la Divinité. Comment
on a imaginé qv'on pouyait lire rarenir dans les astres. Les peuples en cela se sont trompés, ayant qu'on ait pensé à les tromper. Snperstiti<His qui sont nées de l'astrologie. Les Chaldéens croyaient le monde étemel. Us regardaient Zoroastre comme l'autemr de toutes leurs opinion^.
Chap. y. — Des opinions des Égyptiens, , Page 364.
Les Égyptiens ont cultivé l'astronomie et la géométrie avec quelques succès. Idée que les Égyptiens se faisaient des dieux. Les âmes humaines étaient , selon eux , des parcelles de l'esprit uniTersel. La métempsycose. Ut avaient une idée vague de l'immortalité de l'âme. Usage contraire à l'opinion de la métempsycose. Trois principes des choses suivant les Égyptiens. Les philosophes égyptiens ont été astrologues et magiciens. Thoot passait pour avoir tout enseigné aux Égyptiens.
Cmaf. VI. — Des opinions des Perses, Page 870.
Les Perses ont pris les opinions des Chaldéens, et les ont défigurées. Les mages admettaient deux principes opposés. Système d'émanation de Zoroastre. Ce système ne signifie rien. Il a été une source d'erreurs.
Chap. vu. — Des opinions des Indiens. Page 374.
Castes de Brachmanes. Les Brachmanes admettent un systtoe d'émanation, et n'ont de Dieu qu'une idée confuse. Leur muiière de vivre. Us avaient une grande considération. Us passaient pour savoir l'avenir.
Chap. viii. — Des opinions des Scythes et de celles des Celtes, Page 877.
£n quoi consistaient les vertus des Scythes. Leurs législa*teurs. Anacharsts et Toxaris. Les Scythes avaient des devins et des magiciens. Les peuples compris sous le nom de Celtes ont eu dans Ions ks temps à peu pr^ les mêmes usages et les
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mêmes opinions. Puissance des druides. Les druides tenaient dans les forêts leurs écoles et leurs assemblées religieuses. On ne sait pas quelle était leur doctrine. Les cheraliers , soumis aux druides , asservissaient le peuple. Les usages étaient chez les Germains les mêmes que chez les Gaulois. Les Gaulois et les Germains n'avaient ni temples ni idoles. Ils croyaient ne sortir de ce^e vie que pour aller à une meilleure.
Chap. IX. — Des causes qui ont avancé ou retardé les arts et les sciences dans leurs progrès. Page 384.
Combien il importe de considérer les causes qui ont avancé les progrès de l'esprit humain , et celles qui les ont retardés. Dans l'origine, la liberté et la considération contribuèrent aux progrès des arts. Comment s'établit l'usage des professions héréditaires et exdusiyes. Comment les lois autorisèrent cet usage. Ce défaut de liberté a nui aux arts , lorsque les professions moins lucratives ont cessé d'être considérées. Les sciences ont fait peu de progrès chez les Assyriens et chez les Égyptiens, parce qu'ils les ont cultivées dans les temps où les professions étaient héréditaires et exclusives. Conunent les arts et les sciences ont recouvré chez les Grecs leur première liberté et leur première considération. Pourquoi les ministres des idoles ont eu chez les Grecs moins d'autorité que chez les Assyriens et chez les Égyptiens.
Chap. x. — Observations sur la manière dont les hommes ont distribué les arts et les sciences en plusieurs cltuses, P. 397-
Les distributions des objets de nos études en différens arts et en différentes sciences ont été mal faites Les arts et les sciences, dans leur premier état, n'ont été que des collections informes. Il a été un temps où les Grecs ne sentaient pas It nécessité de faire de pareilles collections. Comment l'âoquence, la poésie, la musique y, l'histoire, la religion, etc., n'ont été qu'un seul art et qu'une seule science. Comment œt art fit des progrès. On a commencé à écrire en prose , lorsque
DE LHISTOIBE ANCIENJUTE^ LIV. III. Sgi
la poéÀe a eu fait des progrès. Conanient en distiagaa différens genres de poèmes et différentes esp^es de sciences. Pourquoi ces distinctions étaient défectueuses. .
Chap. XI. — Despoëtes grecs avant la guerre de Troie, P. 4o3.
Plusieurs de ces poètes ont yoyagé en Egypte. Doctrine d*Orphée. Tons ces poètes ont été inférieurs à leur réputation.
Chap. xii. — Des poètes ^ des rapsodes et des sophistes après la guerre de Troie, Page 4o5.
Les poètes étaient dans Tusage de réciter leurs vers devant le peuple. Dans (piel esprit ils écrivaient. Les poètes devinrent les théologiens du paganisme. Homère. Hésiode. Les rapsodes récitent les poèmes coânus. Ds en deviennent les interprètes , et on les nonune sophistes. La considération accordée aux sophistes produit des légblatenrs. Circonstances où la Grèce produit des talens de toute espèce. Sophistes célèbres. Les sophistes enseignèrent la rhétorique et la grammaire.
Chap. xwi. — Des sept sages, - ' » Page 41a.
Fable sur ce qui a donné occasion de compter çept sages. Chilon. Pittacus. Bias. Qéobule. Périandre. Ce que -les Grecs entendaient par sages. Ésope. Les sept sage^nt écrit en vers.
Chap. xrv. — De la secte ionique. Page 41 5.
Thaïes, chef de la secte ionique. U a été chez les Grecs le premier géomètre et le premier astronome. Ses connaissances sur la sphère. Ses principes sur la génération des choses sont peu connus. Anaximandre, disciple de Thaïes. Anaximène, disciple d'Anaximandre. Anaxagore. Fin de la secte ionique.
Chap. xv. — De la secte italique au pythagoriquè, P. 420.
Voyages de Pythagore. Il transporta son école dans la grande Grèce. Sa vie a été écrite avec peu de Tenté. Pythagore a eu vif. 36
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pour premier maiire Phérécide de Syros. H HTait ime dovdiif doctrine. Manière de virre des pythagoriciens. Usage qaHi faisaient de la musique. Ils ne mangeaient d'ordinaire ni TÎaade ni poisson. Ruine de leur secte. Epoque où ils conunenoent à <k;rire. Hommes illustres parmi les pyâiagoricîens. Opînioat des pythagoriciens en astronomie. Leurs opinions sur Dieu et sur le monde. Idée fausse qulls se fiiisaient de la sagesse. Le pythagoriciens n'étaient que des enthousiastes. Abus que Pytbgore fit de la géométrie. Heureuse application qu'il fit des noabres à la musique. Il a imaginé que les corps célestes f<mt m concert. Il abusait de la crédulité.
Chap. XVI. — De ta secte étéàtique. Paige 43i.
Xénophane, chef de la secte éléa tique. Pourquoi cette secte « été nommée éléatique. Tout le vy%ikmA de Xénnphtne, de F» ménide et de Zenon n'est qu'une notion abstraite 4^'ils otf réalisée. Pourquoi Xénophane rejetait la divi^tion. Conuneit Zénou expliquait l'être unique. Par la manière dont les nciens philosophes ont commencé , ils ne pouvaient pas pense à faire des observations. System* des atomes de Lesctppe et de Démocrite> Démocrite disait qu'il n'y a point de vérité poir nous : et Protagoras, au contraire, que nos sens sont la règk de la vérité. Tous les systèmes des anciens se réduisent 'k celm des atomes. Il y ^des philosophes qui paraissent n'appartenir k aucune secte. Tel est Heraclite. Protagoras.
CsA». xvxi. — DeSocrate, l^itge 441.
Naissance de Socrate. Ses vertus. De son temps les Gtecs étaient prévenus pour le savoir des Barbares, r^wifrj^i 1» sophistes étaient applaudis. En quoi consistait l'art des sophistes. Conduite de Socrate avec les sophistes. Sa conduite avec ses disciples. Il rapportait toutes les études à l'utilîté. fi s'appliqua surtout à la morale. Le génie de Socrate. Quelque»unes de ses maximes. Fondement de sa monde. FourqiKH i disait ne savoir rien. Sa mort.
DE LHISTOIRE ANCIENNE, UV. IH. SgS
Chap. xviii. — De quelques sectes formées pop des disciples de Socrate, Page 456.
Les abus que Socrate avait combattus renaissent et se mul- ^ liplient phis qne jamais. La secte élëaque ou érétriaque. La secte cyrénaïque. Les cyniques. Antislbètte , chef des cyniques. Diogène, disciple d'Antisthène. Cratès, disciple de Diogène. D'où les cyniques ont tiré leur nom. La secte mégaiique.
Chap. xix. — De Platon. Page 466.
Merveilleux qu'on a répandu sur l'enfuice de Platon. Platon renonce à la poésie. Ses voyages dans la grande Grèce et en Egypte, n établit son école dans uà gymnase ^ nommé académie. Ses voyages en Sicile. Sources où il a puisé. Pourquoi les opinions de Platon doivent être étudiées. Pourquoi il les a exposées dans des dialogues. Inscription qu'il avait mise sur la porte de son école. Il distingue trois parties dans la philosophie. Principes et raisonnemens des philosophes qui ont précédé Platon. Idée que Platon se fait de Dieu. Idée que Platon se fait de la matière. Comment dans ses principes se forme Tunivers sensible. Les essences de Platon. Ce qu'il appelle l'âme du monde. Dieux et démons qui émanent de cette &me. Dieu confie aux démons une semence pour animer leurs ouvrages. Ces démons sont des médiateurs entre Dieu et les hommes. Toutes les âmes sont renfermées dans la semence qui est confiée aux démons. Ce sont les démons qui les forcent à descendre dans les corps. La science que nous acquérons, n'est qu'une réminiscence. En quoi consiste le bonheur selon Platon. Comment l'àme s'y élève.
Chap. xx. — es académiciens. Page 486.
Spensippe. Xénocrate. Polémon. Arcésilas, chef de l'académie moyenne. Successeurs d'Arcésilas. Caméade, chef de la nonvdle acadéoiie. Antres académiciens.
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Chap. XXI. — D'Aristote^ chef de la secte péripcUé tique. P. 494.
Principales circonstances de la rie d'Aristote. Célébrité d'Aristote. Raisons de l'obscurité de ses écrits. Aristote arait un grand génie. Sa physique est le plus imparfait de ses oovrages. On lui reproche d'ayoir exposé infidèlemeiit les opinions des autres. Ses opinions ne sont pas mieux fondées que celles qu'il combat. Selon Aristote , il y a trois principes des choses. Idée qu'il se fedt de la matière. Idée qu'on doit se £ûre des formes d'Aristote et du principe qu'il nomme privatioo. Comment il raisonne sur le mouvement. Quatre élémens des choses sublunaires y selon Aristote. Il admet pour les choses célestes un cinquième élément. Pourquoi il juge que les denx sont incoiTupdHes. Dîeu gouyeme les choses célestes, et laisse à la fortune les choses sublunaires. Comment Aristote conçoit rame. Théophraste lui succède. Les saccesseon de Théophraste. *
Chap. xxii. — Des pyrrhoniens ou sceptiques, Psge 5oS.
Pourquoi le scepticisme ne pouvait manquer de s'introdnire Pyrrhon, chef des sceptiques. Comment les pyrrhoniens combattaient les dogmatistes. Absurdités où ils tombent. Comment Os les défendent. Us jettent des doutes sur la Divinité. Us disent que tous les grands hommes ont été sceptiques. Ss sont forces à ne se donner que pour académiciens.
Chap. xxiii. — De Zenon ou des stoïciens. P>tge 5i3.
Comment les philosophes ont été conduits à chercher ie bonheur dans une tranquillité parfaite. Notre bonheur ne peut se trouver dans une tranquillité parfaite. Zenon et Épicure tentent d'arriver a cette tranquillité par des routes différentes. Dessein de Zenon en formant un système. Son système sur l'univers. Différence entre la doctrine des stoïciens et celles des cyniques. Idée que Zenon se £ut de l'honune. Le sage des stoïciens. Ce sage n'était qu'un enthoïKiâste. La
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dialecticpie des stoïciens. Idée que les stoïciens se ûdsaient de la mort.
Chap. lULiY. — Considération sur le bonheur et sur les opinions des philosophes à ce sujet, Page 527.
La distinction qu'on fait des plaisirs de Tâme et des plaisirs du coq)s n'est pas exacte. Les plaisirs sont de sensation ou de réflexion. Il y a aussi des besoins de sensation et des besoins de réflexion. Comment ces plaisirs et ces besoins concourent au bonheur. Circonstances où les disputes sur le bonheur se sont élevées parmi les Grecs. En quoi consiste le bonheur ^ selon Socrate. Opinions de quel(pies autres philosophes.
Chap. xxv. — D'Épicure. Page 535.
Épîcure met le bonheur dans la volupté , c'est-à^-dire dans l'exercice des vertus. U aimait la clarté. Comment il recevait le témoignage des sens. Le plabir était, selon lui, la fin de toutes nos actions. Il distinguait deux chosA dans la volupté. Maximes morales d'Épicnre^ En quel sens Épicure a mis le bonheur dans la tranquillité de Tàme. U s'appliquait à dissiper la crainte de la mort. Pourquoi Épicure adopta le système des atomes. Absurdité de ses principes. Exposition de son système. Réfutation de ce système. Comment Épicure explique la vision. Autres absurdités de ce philosophe. Mort d'Épicure. Nombre de ses ouvrages. Pourquoi il a été calomnié. Ses successeurs.
Chap. xxvi. — Réflexions sur la manière dont les anciens ont raisonné. Page 55^1.
La crédulité a été long-temps un obstacle à l'art de raisonner. Chez les Grecs la politique a contribué aux premiers progrès de l'art de raisonner. Les beaux-arts lui ont fait faire de plus grands progrès. Pourquoi la philosophie ne lui en a pas fait faire. Les éristiques ont retardé les progrès de cet art. L'art de raisonner enseigné par Socrate, suffisant poA détruire l'erreur, ne suffisait pas pour conduire à la vérité
dans toutes nos recherches. Pourquoi dans la suite on étudia inutilement Tart de raisonner. En distribuant les cfaoMS par classes y les philosophes crurent en déterminer la nature. Ces classes ne font que montrer Tordre qu'ont les choses dans notre manière de concevoir. Pourquoi en géométrie les définitions font connaître l'essence des choses. Pourquoi en ^jsique les définitions ne font pas connaître les choses en ellesmêmes. Erreur des philosophes à ce sujet. Pourquoi les ^nrifn^ n'ont pas connu les principes de l'art de raisonner.
Chap. XXVII. — De Vinfluence des langues sur les opinions^ et des opinions sur les langues. Page 56o.
Comment les langues influent sur notre façon de penser, et notre fiiçon de penser sur les langues. Quel est l'effet de Hnfluence réciproque des langues sur les opinions , et des opinions sur les langues. Premier exemple de plusieurs opinions nées d'un seul mot. Deuxième exemple. Troisième exemple. Qua-^ trième exemple. Cinquième exemple. Dernier exen^tie.
FIN DE LA TABLS DBS MATli&KS.
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