‹ Œuvres complètesChapitre 232 sur 416 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

MÉTASTASE, BOURRASCA.

BODRRASCA.

Où donc en sommes-nous ?

A cette belle veuve , De qui vous répondez sans en avoir de preuve.

BOCKRASCA.

Un avocat expert , pour n'être pas vaincu , Doit se persuader ce qu'il veut faiie accroire ; Tort ou raison , il faut qu'il soit bien convaincu , Que sa cause est fort bonne et son droit bien notoire. Mais ces hautes leçons sont pour vous du grimoire.

MÉTASTASE

Il se peut. Cependant j'ai plaidé cette nuit , Peut-être avec succès.

BOURRASCA.

En rêve ; pauvre esprit!

MÉTASTASE

Ah I quel songe étonnant ! Un auditoire immense ,

Attentif, me prêtait et l'oreille et les yeux.

Les juges, les témoins, tantôt silencieux.

Écoutaient; et tantôt précurseur de l'orage.

Un murmure croissant m'annonçait mon naufrage.

Si je perds ce procès , j'en jure par le Styx ,

Je ne plaiderai plus.

BOURRASCA.

Cessons ce verbiage.

Nous en étions, je pense, au paragraphe dix.

Ah ! Pernetti parait : il aura des nouvelles.

BOURRASCA.

Des nouvelles ! Et d'où ?

MÉTASTASE

De Paris, de Berlin.

BOURRASCA.

Et que vous font h vous ou Paris ou Pékin ? Tous ces papiers menteurs , féconds en bagatelles , SoiJt faits pour les oisifs ou quelque sot bavard.

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