‹ Œuvres complètesChapitre 262 sur 416 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

RICHARD, MELCOEUR.

RICHARD, à part, après aïoirjeté un coup d'œil

.vh;- la lettre.

Oui, je vous servirai, monsieur, avec chaleur. Honorer les lalens, c'est s'honorer soi-mêmç. {f/aut.) Vous le voyez; tout prouve un zèle extréinç

UELCOEUR.

Oui , pour ses intérêts.

RICHARD

Savez-vous bien , monsieur, Que de causticité souvent l'on \ ous accuse , Qu'on rit lowt bas de votre humeur?

LE FLATTEUR

HFLCOEtlR.

Tant mieux ; il faul que l'on s'amuse : Mais faisons bien , et bravons les railleurs.

mOIARD.

Uevenons à Dolcy ; vous connaissez ses mœurs, Voire femme l'estime, et son sort l'inléresse.

UELCOKUR.

l'arbleii, je le crois bien; il la flatte sans cesse: Car, louez une femme, et c'est aulanl de pris.

Hier eiicor, c'est moi qui l'entendis.

Il lui disait d'une voix doucereuse :

Vcusêles tous les jours, d'honneur, plus radieu,<;e.

Quelle impudence I A cin(|uanle ans Ma femme radieu.«e! Ils ont perdu le sens.

RICHARD

.Vais pour vous obliger, et décider l'affaire. ,1e donnerai pour dot cinquante mille écus.

MELCOECR.

Un si beau procédé doit vaincre tout refus. Je me soumets; votre amitié sincère...

RICHARD

lîon , nous voilù d'accord; je suis très satisfait : .le vais tout ordonner pour la cérémonie.

MELCOKIIR.

l'our la cérémonie? Un moment, s'il vous plait. Il faut d'abord l'afirément de Sophie; Sans lui , monsieur, po nt de traité.

Malheur à tout parent , dont la sombre avarice , Toujours ouverte au cri de la cupidité, Traîne sa tiilc au temple ou plulnl au supplice.

RUIIAIID.

Mais si Sophie accorde son a\ eu , Puis-je compter sur vous?

MFICOFIB.

.l'en donne ma parole.

RKHAKO.

Je la reci.is. .\di u.

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