‹ Œuvres complètesChapitre 264 sur 416 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

WEI-COEUn, SOPHIE.

J1ELC9EIR.

Que cherchez-vous ici?

SOPHIE

Je viens vous demander, de la part de ma mère...

MEiroriR.

Ce que Richard m'a dit, n'est-ce pas?

SOPHIE

Oui. mon père.

MEICOEIB.

Vraiment elle n'en saura rien.

Curieuse à l'excès, elle vent a son âfie

Tout voii', tout écouter; tout mystère l'outrage.

Fuis ce travers, ma chère en' ant; La curiosité, qu'on dil votre apanage, Annonce une âme faible et peu de jugement. Mais traitons uu sujet de tout autre importance.

Formerais-tu quelque projet

D'hymen? Parle avec confiance.

Aurais-tu par hasard distingué quel qu'objet?...

SOPHIE

Pour diri.îjer mon choix et fixer ma tendresse , J'attendrai que mou père ail éclairé mou coeur.

MEICOEIR.

Mais, attentif à ton bonheur, fii je me reposais du choix sur la sagesse?

SOPHIE

Si je pouvais choisir?...

MEICOEUR.

J'entends, tu choisirais.

Est-ce quelqu'un d'honnéle et sage?

A-t-il des mœurs?

SOPHIE

Oh ! oui, j'en répondrais.

JIELCOEUR.

De l'esprit , des talcns?

SOPHIE

Ou cite son courage.

MELCOEIIE.

Oh ! le courage e.sl inutile ici :

On peut être fort brave et très mauvais mari. Ouel est l'étal de sa fortune?

SOPHIE

Son caractère est rempli de douceur.

MELCOEUR.

.Mais ses biens ?

SOPHIE

Et jamais sou humeur importune IN'attrisla ses amis, ne fatigua leur cœur.

MEICOEUR.

J'aime ces qualités : la douceur, l'indulgence, Sont l'appui du ménage et les nœuds du bonheur. .Mais conviens avec moi de ton inconséquence; Tu ne sais rien encor des biens qu'il peut avoir.

SOPHIE

Vous m'accusez A tort , et je crois le savoir.

MLLCOECB.

Eh bien donc ?

SOPHIE

Il n'est i>as d'une extrême opulence.

MflCOEl'R.

Quels revenus lui donne-t-on?

SOPHIE

Mais son économie et son intelligence...

MEtr.OElR.

Répondez sans digression.

Combien? huit, dix mille francs?

SOPHIE

INon.

DIELCOEl'Jt.

K peu près la moitié?

SOPHIE

Pas lout-à-fail, je pense.

MEICOEIR.

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