SCÈNE XVII
GERMAI IN, DUBOIS.
Dt'BOIS.
Monsieur Richard vous a donc accueilli?..,
CEBMflN.
En financier, du haut de sa richesse.
DUBOIS
J'en suis au désespoir.
{À part.) Il faut l'apprivoiser.
Mon maiire en a besoin.
{Haut.) Cependant ses promesses...
Il ne vous connaît pas, ce qui peut l'excu.scr ; Sans quoi votre mérite et voire air fait pour plaire..
CERJllAIN.
Au surplus , je m'en moque.
DUBOIS
Oui.
GERMAIN
Je suis fier aussi.
DUBOIS
Oh ça, monsieur Germain, parlons un peu d'affaire Combien vous doll monsieur Dolcy ?
CERUAIN.
Vingt mille francs.
DUBOIS
Oui , viiifïf mille. Ah ! c'est lui Qui vous est attaché! Comme il vous considère!
CEBMAIN.
Dont la moilié prélée argent comptant, Et le reste en bijoux.
DUBOIS
Oui , ma foi , quand j'y pense , Vous l'avez oblifjé très fjénpreusement.
Et vous avez, dit-on, une sentence Contre lui ?
GERMAIN
Dans ma poche.
DUBOIS, touchant la poche. Là?
Dans votre poche même ? 11 est vraiment aimable.
( J pari.) Si la semence et lui pouvaient aller au diable :
{ Haut.:
Vous êtes convenus d'effarer tout cela,
D'anéaiitii- celle petite dette, Si , par monsieur Richard , vous obtenez l'emploi Que vous sollicitez.
GERMAIN
Oi.i . j'en donne ma foi.
.Si je 1'oI)!iens , que rien ne rinqutMc; Cet ai'i^enl de ses .voins sera le plus juste prix.
Mais, de grâce, plus de défaite; Je ne m'en cache pas ; dcinain je le poursuis, Si je n'ai vu Richard et reçu sa par.,le Dès aujourd'hui pour cet emploi.
DUBOIS, à part.
Le drôle !
( Haut.) Oui, vous éles trop bon ; mais soyez bien certain....
GERMAIN
Tout ce qu'il vous p'aira. Je ne veux plus attendre; J'ai besoin de mes Ibnds.
( // tire la sentence de sa poche.) Vous devez me comprendre.
Adieu, monsieur Dubois.
DUBOIS
Adieu, monsieur Germain.
Au revoir.