‹ Œuvres complètesChapitre 278 sur 416 · PUL! Y · texte numérisé non relu

PUL! Y

Pardonnez-moi ; vous avez des vertus, Et cette probité qui toujours nous étonne.

«lELCOEUR.

D'accord ; jusqu'à présent je n'ai volé personne.

BOLCy.

Vous savez que pour ce lien , De monsieur le marquis j'ai déjà le suffrage?

MEI.COECB.

Oui , de monsieur Richard ; et j'y joindrai le mien , Si ma fille y cousent ; c'est à quoi je m'engage. RICHARD, bas à Dolcy.

Vous le voyez, tout ira bien.

[Haut.) J'ai riiné ce matin , en ne songeant 5 rien , Et dans très peu de temps , ui^e epitre à la lune.

MELcoECR, à part.

Pour ravoir son bon sens.

Rlt,HARD.

C'est une beauté brune , Comme disait.... K'imporle !

(à Dolcy.) Et sans plus discourir, Li.ez-Ia.

DOLCY.

Mais, mon goiU....

Vaut bien celui d'un autre.

Lisez. ( à Melcœur. )

Ce sont des vers rimes pour mon plaisir.

UELCOECR.

Tant pis ; vous auriez dil les rimer pour le nôtre.

Doi CY, lisan'.

«0 Lune! «le la nuit imlomptable flambeau, . .Météore amoureux , qui te roules sans cesse... ■

{s'in/ei rompant. ) Ce début-là promet.

MEtCOErR.

tt tiendra sa promesse RICHARD , à Dolcy.

Lisez bas.

(à Mclccpur. )

C'est un juge

MELCOECR . bas f) Jtichard.

Oui , qui iro'.ive tout beau.

Vos vers seront parfaits , je vous le certifie.

RICHARD , à Dolcy.

Eh bien ?

DOir.T.

Vous n'aimez pas que l'on tous flatte?

B CBARD.

Non.

dolcy.

J'y vois un grand défaut.

RICHARD, ba.'ià Melrceur.

Monsieur, me flatie-t-on ?

MELCOECR.

C'est la première fois.

RICHARD, â Dolcy.

Quel est-il , je von» prie ?

LE FLATTEUR

DOLCY.

Peut-élre je m'abuse.

mCHARD.

Allo)is, expliquez-vous,

DOLCY.

Sur un sujet si galant et si doux , Vous semez trop de fleiir.s, trop d'esprit étincelle.

MELCoEiiR , à part.

Ah ! je le reconnais !

RICHJIRD.

Oui, je puis avoir tort.

UTELCOEUR, à part.

Trop d'esprit, lui! Richard!

DOLCY, à Richard.

Pardonnez si mon zèle....

RICHARD

Non , non, continuez , et nous serons d'accord.

nELtoEUR, à pari.

Voilà le vrai moyen.

RICHARD , à part.

Ctt hoinine-là m'étonne.

Toiijours vrai , toujours fianc, saus offenser personne.

[à MelctTur.) Allons, mon cher Melcœiir, ne perdons pas de temps ! Allez voir votre femme; irileirojjfz Sopliie; Et formons dés ce jour ces nueuds inléressans.

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