‹ Œuvres complètesChapitre 305 sur 416 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les MÊMES, RICHARD, GERMAIN.

RICHARD, à Germain.

Je suis à vous vraiment.

Vous désirez donc voir mon épitre à la lune?

GERMAIN

Oui, monsieur le marquis; celte bonne fortune Rafraîchirait mes sens biei! amoureusement. SAiNT-FiRMiiv à Mclcœur {toujours dans le fond.) Perfide adulateur, en ruses il abonde.

RICHARD, à Germain.

Oui, Dolcy me l'a dit : tantôt nous en causions; Mais, loin d'élre jaloux de mes productions, Je les fais voir à tout le monde.

CERiUAlN.

Vous avez tort sans doute.

SAiNT-FiRMiN à Melcoùur (montrant le cabinet. ) Oui, monsieur, KVdedaus, J'étais sa dupe; il abu,sail Sophie.

RICHARD, à Germain.

J'ai fait tantôt des changemens; IMais notre ami la recopie.

Et va nous l'apporter.

SOPHIE , à Melceeiir.

Feignez pour un instant , Me disait-il ; je romprai cette chaîne. MELCOEUR, à part.

Ah ! quel fourbe !

RICHARD , à Germain.

Au surplus , c'est un fruit de ma ffeiue , Produit sans nul effort ; mais j'aime cet enfant.

GERMAIN

S'il ressemble à son père, il doit être charmant.

RICHARD

Dolcy m'a critiqué; car il est iullexible.

GERMAIN

Lui , monsieur ?

Oui, lui-même; il dit Que dans ces vers j'ai .semé trop d'esprit.

GERMAIN

Ah ! monsieur le marquis, cela n'e.st pas possible ; Je le coimais.

RICHARD

Pardon ; allez prier Dolcy De se hâter ; je vous attends ici.

( Germain sort. )

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