SCÈNE IX
Les mêmes , DOLCY.
RICHARD
(y4 part.) 11 vient : contenons nous. Ah ! counne il m'a traité : DOLCY entre , la yeux fixés sur un papier.
(A Richard.) Voici , monsieur, votre épitre à la lune. Plus je la lis, plus j'en suis enchanté :
Je crois parcourir un rivage.
Qui m'offre à chaque pas mille tableaux rians.
RICHARD
D'honneur?
DOICY.
D'honneur : vous savez mon usage :
Je ne vous Halle pas ; chaque trait , chaque image Uuit à la fraichenr la grâce du printemps.
RICHARD
Vous êtes donc ravi ?
DOICY.
L'on ne peut davantage.
RICHARD, lui donnant la lettre écrite à Germain. Lisez.
DOICY, à part , après aïoirla.
O ciel! quel affreux conire-temps!
MEICOEUR , à Dolc)'. Parcourez ce billet, comme un charmant rivage , Qui vous présentera des tableaux ravissans. DOLCY, à Richard.
Un mouvement de jalousie A dicté cet écrit ; fâché de vos talens, Vous enviant ce beau génie....
RICHARD
[A pari.) 11 ose encor 1 quel front !
{Haut à Dolcy.) IVlonsieur, Sortez de ma maison.
DOLCY.
Eh bien , monsieur Melcœur, Vous le voyez : le jour blesse, importune : Si ce billet flallait, j'aurais élé charmant.
Adieu, messieurs, quitlons-uous .sans rancune; Et convenez , du moins lacilement , Que lorsque j'encensais vos goûts et vos caprices, Je méritais vos soins , je faisais vos délices. Celle leçon m'instruit; j'espère me former. C'est peu qu'en nos discours brille la llalterie : Il faut la respirer, l'écrire et l'imprimer.
(// son.)