SCÈNE VIII
DAMON, LAFLEDR.
DAsiON , â part.
On ne saurait la voir, et le jour va finir. Elle m'ordonne de l'attendre.
De l'attendre ! ah ! c'est trop souffrir.
LAFLEBR.
Une autre fois , sans doute....
DAMON , A part.
y peut-on rien comprendre ?
LAFLEUR
Une belle, vraiment, n'est pas toujours d'humeur....
DAMON
Si vous dites un mot....
LAFLEDR.
Je me tairai , monsieur.
DAMON
Elle est à sa toilette , et li , dans son ivresse , Oubliant l'univers et le lemps qui nous presse.
Elle sourit à sa beauté.
Pauvres amans ! avec quelle facilité Ce sexe vous abuse! Il s'abuse lui-même :
Et dupe de son propre cœur, II croit aimer l'amant , ce n'est que soi qu'il aime. Mais enfin , dès ce jour, j'assure mon bonheur.
As-tu vu mon futur beau-père ? » Parle donc.
LAFLEIIR , froidement et les bras croisés. Oui , monsieur.
DAMON
De belle humeur, j'espère?
{.AFLEDR.
Non , monsieur.
DAMON
Son procès le tourmente déjà.
LAFLEDR.
Oui, monsieur.
DAMON
Mais , pour moi , crois-tu qu'il s'humanise ?
lAFLEDR.
Eh!...
Quoi?
LAFLEDR.
Mais..
DAMON
Parle donc. Le traître se taira.
LAFLEUR
Monsieur, excusez ma franchise.
On ne peut, à la fois, et se taire et parler.
DAMON
Moi, je le veux, réponds.
LAFLEDR.
Pour ne vous rien celer.
Monsieur Borchamp.... Mais, puis-je être sincère?
DAMON
Oui, oui.
LAFLEDR.
Monsieur Borchamp.. ..je crains...
DAMON
Parle, ou je vais..
LAFLEUR
Vous n'avez pas le talent de lui plaire.
Le ciel vous refusa , parmi tant de bienfaits , Cet air tranquille et doux qui flatte , nous attire..
DAMOIV.
Une sait ce qu'il dit.
LAFIErR.
Ma foi , je m'en doutais.
Mais j'aperçois Julie.
DAMON
A la fin , je respire.