‹ Œuvres complètesChapitre 315 sur 416 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

DAMON, LAFLEDR.

DAsiON , â part.

On ne saurait la voir, et le jour va finir. Elle m'ordonne de l'attendre.

De l'attendre ! ah ! c'est trop souffrir.

LAFLEBR.

Une autre fois , sans doute....

DAMON , A part.

y peut-on rien comprendre ?

LAFLEUR

Une belle, vraiment, n'est pas toujours d'humeur....

DAMON

Si vous dites un mot....

LAFLEDR.

Je me tairai , monsieur.

DAMON

Elle est à sa toilette , et li , dans son ivresse , Oubliant l'univers et le lemps qui nous presse.

Elle sourit à sa beauté.

Pauvres amans ! avec quelle facilité Ce sexe vous abuse! Il s'abuse lui-même :

Et dupe de son propre cœur, II croit aimer l'amant , ce n'est que soi qu'il aime. Mais enfin , dès ce jour, j'assure mon bonheur.

As-tu vu mon futur beau-père ? » Parle donc.

LAFLEIIR , froidement et les bras croisés. Oui , monsieur.

DAMON

De belle humeur, j'espère?

{.AFLEDR.

Non , monsieur.

DAMON

Son procès le tourmente déjà.

LAFLEDR.

Oui, monsieur.

DAMON

Mais , pour moi , crois-tu qu'il s'humanise ?

lAFLEDR.

Eh!...

Quoi?

LAFLEDR.

Mais..

DAMON

Parle donc. Le traître se taira.

LAFLEUR

Monsieur, excusez ma franchise.

On ne peut, à la fois, et se taire et parler.

DAMON

Moi, je le veux, réponds.

LAFLEDR.

Pour ne vous rien celer.

Monsieur Borchamp.... Mais, puis-je être sincère?

DAMON

Oui, oui.

LAFLEDR.

Monsieur Borchamp.. ..je crains...

DAMON

Parle, ou je vais..

LAFLEUR

Vous n'avez pas le talent de lui plaire.

Le ciel vous refusa , parmi tant de bienfaits , Cet air tranquille et doux qui flatte , nous attire..

DAMOIV.

Une sait ce qu'il dit.

LAFIErR.

Ma foi , je m'en doutais.

Mais j'aperçois Julie.

DAMON

A la fin , je respire.

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