‹ Œuvres complètesChapitre 347 sur 416 · SCÈNE XIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XIIL

MILADY, DUBOIS

MILADY

Approche, et mets-toi là.

DUBOIS

Là? volontiers; j'y suis, que dois-je faire?

lUlLADY.

Écris , je vais dicter. C ^ pari.) Ce billet , je l'espère ,

( ffaut.) Va tout concilier. Dépêche.

DUBOLS.

M'y voilà.

MILADY , dictant.

« Je vous préviens , monsieur, que vous avez plus d'un € rival auprès de madame Blainville. « Eh ! va donc.

DUBOIS

Je galope.

MILADY , dictant.

« Elle aime à plaire et voudrait conquérir tons les • cœurs. »

DUBOIS

Eh ! oui , voilà les femmes!

MltADY, dictant.

« Méfiez-vous , surtout , d'un milord Sakerville, l'amant « du jour , dont celte beauté volage a daigné recevoir le « portrait. »

DtBOIS.

Cela ne prouve rien. Souvent , avec les dames , Quand l'un a le portrait, l'autre a l'original.

MILADY

Vous vous y connaissez.

DDBOIS.

Oui, milady , pas mal.

MILADY , dictant.

« Adieu , monsieur, profilez de l'avis , si vous ne voulez • pas être dupe.»

Mets l'adresse. « A Florville , capitaine de cavalerie. »

DCBOLS.

A vous même ?

MILADY

Bu très gros earàctére ddbois.

Et vous , répondrez-vous ?

MILADY

Point de sot commentaire.

dcbois , en fermant la lettre.

Mais à propos , je viens d'avoir dans la maison Une scène louchante , à |ieindre difficile. J'ai trouvé, reconnu la sensible Marton , Demoiselle d'honneur de madame Blainville.

LES RIVALES

MILADY

Que m'impnrie? Elle vient. Écoule et sois discret. Tu viendi as in'appoiler ce l)illel devant elle , Alors que lu verras. confiJe île lid?le, Rosette se jjlis.seï' là, dans ce cabinet. Vous in'enlendt-z.

DUBOIS

Au mieux. Vous aurez le billet.

{/liort.}

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