‹ Œuvres complètesChapitre 384 sur 416 · A MADAME DE · texte numérisé non relu

A MADAME DE

Je t'offre un cœur plein de loi-méme; Il est sensible et sans détour.

Mais, ré|jOi'ds-m i, par quel syslèine Veux-tu dej.1 braver l'Amour?

Ce dieu n'est pas durel farouche; C'est un en'^aul suivi des jeux ; C'est lui qui sourit sur ta bouche.

Qui parle et brille dans tes yeux.

C'est lui qui fixe sur tes traces Les doux désirs et les beaux jours, Qui l'emlicllll comme les Grjces, De cet attrait qui plait toujours.

J'en cdnvicns, souvent des nuage»

Ont obs(urci ses traits Hatleurs :

Mais le printemps a ses orages; Il est pourtant couvert de llcurs.

Aux longs ennuis de la vieille.'ise Ton cfi'ur déjà veut-il .s'ouvrir?

Va , laisse couler la jeunesse Sur les bords rians du plaisir.

Crois-moi , dans ce bois .solitaire, Sous ces guirlandes de lilas.

Jurons, par l'Amour et .sa mère, De nous aimer jusqu'au trépas.

Je pirle . u nom de 1^ Sagesse; Prèle l'oreille à ses leions, Belle Agiaé, viens, l'iicurç presse:

Qui sait demain où nous serons?

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