Var. (E,F, L, Oj
Que les flammes aillent aux nues, Que le bal empêche les rues, Et dans l'oubli soyent novés Tant de pitoyables orages — Edition de 1601 :
Que le bal étouffe les rues
Et dans les coupes soient noyés.
Luire le feu de notre joie ;
Et soient dans les coupes noyés
Les soucis de tous ces orages ,
Que pour nos rebelles courages
Les Dieux nous avoient envoyés. i o
A ce coup iront en fumée
Les vœux que faisoient nos mutins ,
En leur âme encore affamée
De massacres et de butins ;
Nos doutes seront éclaircies ; 1 5
Et mentiront les Prophéties
De tous ces visages pâlis ,
Dont le vain étude s'applique
A chercher l'an climatérique
De l'éternelle fleur de lis. 20
Aujourd'hui nous est amenée Cette Princesse , que la foi D'Amour ensemble et d'Hyménée Destine au lit de notre Roi ;