‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 182 sur 295 · POUR UN BALLET DE MADAME · texte numérisé non relu

POUR UN BALLET DE MADAME

C'est le ballet où furent chantées les stances précédentes.

a J'ai ouï dire à M, de Racan, rapporte Ménage, que Malherbe Ht ces vers à la prière de Marais, porte-nianteavi du feu Roi, sur un air qui couroit, et qu'il les fit en moins d'un quart d'heure. Ils ne furent point estimés; et Théophile (Bautru, suivant Tallemant), pour s'en moquer, parodia le premier couplet de la sorte :

Ce brave Malherbe Qu'on tient si parfait, Donnez-lui de l'herbe.

Car il a bien fait.

Malherbe lui-même ne les estimoit pas. » Et il n'avait point tort.

On les trouve avec la musique de Guesdron dans les .4irs de cour, i6i5,liv. I, fo6.

En 1725, on a parodié ces vers pour les appliquer à la future épouse encore inconnue de Louis XV :

La Reine est si belle, On l'aime si fort; Pourquoi ne vient-elle?

Vraiment elle a tort.

Aimable anonyme, Viens donc promptement.

La France t'estime.

Sans savoir comment.

((Collection Maurepas , tome XVI, p. 266.)

Cette Anne si belle , Qu'on vante si fort , Pourquoi ne vient-elle ?

Vraiment elle a tort.

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