‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 224 sur 295 · En i58o · texte numérisé non relu

En i58o

Marie est mariée au sieur de Réveillon Putecoste, dont elle a des enfants.

Louise est veuve du sieur de Coulombiers-Guerville, et en a un fils et une fille. Elle fut mariée cependant que j'étois en ce pays ici, au second voyage que j'y ai fait, et ledit sieur de Coulombiers son mari décéda de peste en l'année i588, au mois d'août, le même jour que j'arrivai à Caen, si bien que je ne l'ai point vu.

Mon frère est marié avec demoiselle Marie Lambert, dame en partie de la terre dOuville près Falaise. En faisant son mariage , mon père lui a donné un état de conseiller au siège présidial de Caen , qu'il lui avoit baillé dès Tannée 83 ou 84 ; mais il faut que mon frère m'en tienne compte de la moitié, parce que, par la coutume de ?^ormandie réformée devant ledit mariage , un père ne peut directement ni indirectement avancer un fils plus que l'autre.

Cet état valoit douze cents écus pour le moins, quand mon père le lui bailla, de sorte que je lui en veux demander six cents avec les intérêts depuis ce temj)S-là , qui sont vingt ou vingt-deux ans.

Je fais compte que ceci m'acquitte trois cents écus que je dois au sieur Fauconnier et dont je lui fais la rente au denier dix, et vingt écus de rente que je fais à Harcourt pour deux cents écus qu'il nie prêta pour le voyage de ma femme, quand elle s'en re\-int en ce pays ici.

Le contrat fait avec ledit Fauconnier contient quatre cents et quelques écus de principal, mais la vérité est que je n'en reçus que trois cents livres. Le surplus étoit déjà dû audit Fauconnier, pour pareille somme par lui prêtée à mon père pour l'achat de la petite maison qui est près de la nôtre , ainsi que mon père me le dit.

Mon cousin de la Pigacière, Pierre Malherbe, ma piégé ' envers ledit Fauconnier de ladite somme de trois cents livres, dont mon père lui a fait une promesse de l'indemniser, dans laquelle promesse il déclare que je n'ai touché que lesdites 3 00 livres, et quil de voit le reste auparavant.

Pour le regard de ce que je suis signé au mariage de mon

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