I. Voyez p. 38, la notice delà pièce xi
cil NOTICK BIBLIOGRAPHIQUE.
ML. Dc.Lxxxix, in-i2, avec privilège du Roy. (Il y a des exemplaires avec portrait, suivant Brunet.)
Cette édition, publiée trois ans avant la mort de Ménage, reproduit l'édition de ifififi. L'orthographe adoptée est fort bigarre et conforme à la prononciation parisienne :
O qu'il nous ust coûté de morts , O que la France ust fait d'efforts, etc. Qui niist crû que ses murailles X'i/ssent fait des funérailles, etc.
Priam qui vit ses/w abattus par Achille, etc.
Cette orthographe a été suivie dans les éditions données en i~22 et lyaS.
29. Les mêmes avec les observations de Ménage. Paris, Brunet, 1698, in- 12.
Je n'ai pu me procurer cette édition dont j'ai trouvé l'indication dans quelques catalogues.
30. Les OEuvres de François de .Malherbe avec les observations de M. IMenage et les remarques de M. Chevreau sur les poésies. Paris, Coustelier, 1722, 3 vol. in-12 (avec approbation et privilège du Roy).
Tome I : un extrait des Mémoires de liltérature^ de Sallengre (publiés à la Haye en 1717); la f^ie de Malherbe, par Racan; les Poésies en six li\Tes, et les Remarques de Chevreau. — Tome II : la dédicace de Ménage à Colbert, la préface et les observations de Ménage. — Tome III : le Discours de Godeau, les lettres et la traduction de Tite Live.
Dans plusieurs exemplaires, après la f^ie, par Racan, on rencontre uji portrait de Malherbe gravé par A. Bormans. A la suite de cette même Vie, on lit cet Ans : a Dans la dernière édition des Poésies de Malherbe (1689), les Observations de M. Ménage étoient à la suite des Poésies, dans celle-ci ce sont les Remarques de M. Chevreau. Cet arrangement a paru nécessaire pour rendre égaux les trois volumes de la présente édition, dont le second contient les Observations de M. Ménage, et le troisième les Lettres et la Traduction du XXXIII^ livre de Tite Live. On a suivi, pour l'impression de ce dernier volume, l'orthographe de l'édition in-quarto ifiSi. Celle du second et des Poésies est conforme à l'édition de M. Ménage, de 1689, laquelle a servi de copie à celle-ci. >>
ISOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. cm
H Outre la t'ie de Malherbe, par Racan, à laquelle on a ajouté quelques Notes, et V Eloge de ses œuvres par M. Godeau, cette édition est augmentée des Remarques de M. Chevreau, qui ne sont pas moins estimées des Savants que les Observations de M. Ménage. »
Urbain Che^Teau , secrétaire de Christine de Suède , mort en 1701, avait publié en ififio (Saumur, in-4) une partie des Remarques insérées ici. Le reste a été tiré de ses OEuvres mêlées.
3i. Les OEuvres de François de Malherbe, avec les observations de M. Ménage et les remarques de M. Chevreau sur les poésies. Paris, chez les frères Barbou, m.dcc.xxii, avec privilège du Roy. 3 vol. in- 12.
32. Les mêmes. Paris, chez les frères Barbou, m.dcc.xxiii, avec privilège du Roy. 3 vol. in- 12.
Ces deux éditions renferment absolument les mêmes matières que l'édition de Coustelier ; seulement l'ordre des tomes n'est pas le même : le tome m de l'une est devenu le tome II de l'autre.
33. Poésies de Malherbe, rangées par ordre chronologique avec un Discours sur les obligations que la langue et la poésie françoise ont à Malherbe, et quelques remarques historiques et critiques. A Paris, de l'imprimerie de Joseph Barbou, m.dcc.lvii, in-8, portr.
Cette édition, due à Lefeb\Te de Saint-Marc, contient : un Avertissement; la Tie, par Racan; les Poésies, divisées en quatre livres et rangées pour la première fois par ordre chronologique. Le Z)«co?//'.j mentionné sur le titre renferme de nombreux extraits d'un commentaire inédit de Malherbe sur Desportes, commentaire écrit sur un exemplaire des poésies de ce dernier. C'est l'exemplaire dont nous avons déjà parlé (p. xlvii) et qui, après avoir été possédé successivement par Balzac, le président Bouhier, et, au dire de L. Parrelle (voyez plus loin , n° 53), par la Bibliothèque impériale, est aujourd'hui à la Bibliothèque de l'Arsenal.
A la suite du Discours se trouve une « Table raisonnée des poésies de 3Ialherbe, où l'on rend compte de l'ordre qu'on leur a donné dans cette édition , et des corrections qu'il avoit faites en différents temps à quelques-unes des principales; où l'on rassemble ce qu'il peut avoir eu dessein d'imiter chez les amciens ou chez les modernes, et où l'on entre dans quelques détails historiques et critiques. »
civ NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE.
Saint-Marc, dans ce volume, qui nous a été fort utile, a donné pour la première fois une édition critique des poésies de Malherbe. Il acollationnéavecsoin les nombreux recueils où avaient paru d'abord une grande partie des pièces, et les éditions qui en avaient été faites séparément avant x63o; il en a relevé les variantes et ajouté quelques morceaux qui n'avaient point encore été réunis aux œuvres. Il a de plus rangé, autant qu'il l'a pu, les pièces par ordre chronologique ; aussi, malgré quelques erreurs et quelques incorrections, son travail a mérité de servir de type à la plupart des éditions postérieures. En tête de la table est une liste chronologique des recueils qu'il a consultés, liste qu'on trouvera plus loin (p. cix-cxiij. Le portrait qui accompagne le volume a été gravé, d'après Dumonstier, par St. Fessard.
Il y a, de cette édition, des exemplaires de trois sortes : papier ordinaire, papier fort et papier de Hollande.
34. Poésies de Malherbe, rangées par ordre chronologique, avec la Vie de l'auteur et de courtes notes. Nouvelle édition, revue et corrigée avec soin. A Paris, chez J. Barbou, M.ucc.Lxiv. In-8 (avec un portrait gravé parL. J. Cathelin, daté de 1762, et portant cette indication fautive : N. D. Monstier pinxit) .
Dans l'avertissement, l'éditeur, Meusnier de Querlon, prévient qu'il reproduit l'édition de Saint-McU-c ; seulement il lui a fait subir d'assez nombreuses modifications. Il a supprimé : 1° la Vie , par Racan , qu'il a remplacée par une notice qui a été souvent réimprimée dans les éditions postérieures; 2" \e Discours sur les ol)li<:ations que la langue et la poésie françoise ont à Malherbe; 3° la Table raisonnée. Par contre il a réimprimé pour la première fois la lettre de Malherbe à Louis XIII.