‹ Œuvres complètes;Chapitre 110 sur 436 · De Paris, ce 18* de février · texte numérisé non relu

De Paris, ce 18* de février

Monsieur, je m'endors, mais si aurez-vous ces deux ou trois paroles. Mardi nous eûmes un courrier de Flandres. Madame la Princesse a été mise par Monsieur le Prince dans le palais de l'Infante, et sous sa garde. Il est venu aujourd'hui quelque avis que Monsieur le Prince est parti, lui cinquième, pour s'en aller à Milan. Je crois qu'il ne bougera de là ; au moins le Roi l'a dit de cette façon. Il m'a commandé ce soir de lui faire une élégie : je me vais mettre après. Je lui ai baillé la chanson * pour laquelle je vous avois prié de m'envoyer un certain air sur lequel j'ai pris ma mesure.. Je vous fais encore la même prière : ce sera pour le comparer avec celui que Guesdron ^ y fera ;

3. Voyez plus haut la lettre 61, p. iSy. Lkttbe 64. — I. Voyez tome I, pièces xtvi et XLvn. 2. Pierre Guesdron ou Guedron, compositeur de la musique de Henri IV, surintendant de la musique de Louis XIII.

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car le Roi l'a envoyé quérir à Theure même qu'il a eu lu mes vers, et lui a dit qu'il vouloit qu'il y travaillât* dès ce soir. Le ballet de Monsieur le Dauphin s'attend au premier jour; il sera de deux mille écus de dépense : cela, et un triste carrousel que préparent les académistes*, sera tout ce que nous aurons à ce carème-prenant. Après Pâques, tout aussitôt , nous aurous l'entrée de la Reine, Dieu aidant. Je vous baise les mains, et suis votre serviteur très-humble et très-affectionné.

Je n'écris point à Monsieur le premier président ; vous me ferez cette faveur de lui baiser très-humblement les mains, et à M. de Valavez. Si vous ou lui voulez venir, il se faut hâter.

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