‹ Œuvres complètes;Chapitre 145 sur 436 · A Paris, ce 9* d'août · texte numérisé non relu

A Paris, ce 9* d'août

Monsieur, par ma précédente, je vous ai protesté que tant que M. de Valavez seroit à la cour, je me déchargeois sur lui de vous écrire des nouvelles; je persiste, et ne vous veux mander autre chose que la continuation du désir que j'ai de me conserver votre bienveillance. Nos crieurs de livres ne nous tourmentent que d'oraisons funèbres, qui naissent comme champignons en une nuit. Monsieur Bertaut, évêque de Sais*, fait imprimer la sienne cette semaine par Mme l'Angelier; je tiens que ce sera la meilleure : il est vrai que la victoire ne lui coûtera ni sang ni sueur pour la foiblesse de ses antagonistes; aussi en sera-t-elle moins glorieuse. Pour les vers, vous avez reçu par M. de Valavez tout ce qui s'en est vu par deçà; j'en dirai ma râtelée après les autres, mais ce sera assez tôt si assez bien ^ . Je lui ai fait voir un malotru manifeste fait au nom d'un prince contre un grand ' : je

1 1 . Ces deux derniers paragraphes ne sont point de la même main. Peiresc avait probablement fait ou fait faire cette addition à la lettre avant de la communiquer à M. de la Ceppède ou à M. du Vair.

Lettre 77. — i. Discours funèbre sur la mort du feu Roi, Paris, veuve del'Angelier, 1610, in-S". — J. Bertaut, poète, évéque de Séez, né à Caen en iSSa, mort en 161 1.

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