‹ Œuvres complètes;Chapitre 158 sur 436 · Voyez plus haut, lettre 17, p. 4o> note · texte numérisé non relu

Voyez plus haut, lettre 17, p. 4o> note

6. Guillaume Fouquet, marquis de la Varenne. Voyez plus haut, p. a3, note i. — Malherbe se trompe. M. de Frontenac eut pour successeur son fils, Henri de Buade, baron de PaUuau.

Lettre 84. — i. Nous ignorons s'il s'agit ici du persomiage de ce nom qui était président au parlement de Rouen.

ai4 LETTRES A PEIRESC.

pour mettre la dernière main, s'il peut, à l'affaire qu'il y a commencée. J'ai tant d'obligation à M. Morant, qu'encore que ce vous soit importunité d'être employé par une personne inutile comme je suis à vous servir, si ne laisserai- je pas de vous renouveler l'affectueuse prière que je vous ai faite déjà plusieurs fois en sa recommandation. Je sais bien Fexpès de votre courtoisie : c'est ce qui me donne cette hardiesse; excusez-la, s'il vous plaît, et m'excusez quand et quand de ne vous écrire point de nouvelles : quand j'en sais quelques-unes, je les dis à M. de Valavez pour vous en faire part, ce que je m'assure qu'il fait avec assez de soin pour vous contenter ; et puis le repos universel où nous sommes, par la bonté de Dieu et par la sagesse de notre bonne reine, nous tient en un état que si l'on ne mande des choses de peu de conséquence, l'on n'a de quoi s'entretenir. Ce que nous avons de plus relevé, c'est le mariage de Monsieur notre gouverneur^, qui fut fait et consommé mécredi ', environ quatre heures de matin. M. le cardinal de Joyeuse fit l'office en présence du curé de Saint-Eustache, en la paroisse duquel est l'épousée. Il y a eu aussi quelque brouillerie entre Monsieur le Grand et le marquis d'Ancre, mais elle fut aussitôt assoupie. Le fait est que M. le marquis d'Ancre vouloit, comme premier gentilhomme de la chambre, avoir une chambre que tenoit Monsieur le Grand dans le Louvre, prétendant qu'elle étoit affectée à la charge. Monsieur le Grand débattoit qu'elle lui devoit demeurer, tant pource que M. le marquis d'Ancre étoit déjà logé au Louvre par le moyen de sa femme, comme pour d'autres raisons qu'il alléguoit. La chose a

a. Le duc de Guise. Voyez la lettre précédente, p. 21a, note 3.

3. Mécredi est écrit en interligne au-dessus de mardi, effacé.

LETTRES A PEIRE§C. ai5

été composée par M. le comte de Soissons, comme grand • maître, à cause qu'il étoit question d'une dispute arrivée* au Louvre : il dit tout haut, s'adressant à Monsieur le Grand*, qu'il s'étoit passé quelque chose entre lui et le marquis d'Ancre, que ce n'étoit rien de conséquence, et qu'il le prioit de vouloir accorder son amitié à Monsieur le marquis, qui la desiroit. Il * répondit que puisqu'il la desiroit, et que Monsieur le Comte le lui commandoit, il la lui accordoit. Monsieur le marquis, cela fait', s'adressa à Monsieur le Grand, et lui dit qu'il ne se contentoit pas de ce que lui avoit dit Monsieur le Comte, et qu'il lui vouloit dire lui-même qu'il étoit son serviteur, et le vouloit être toute sa vie ; et se tournant vers M. d'Espernon, lui dit qu'il le prioit d'en vouloir être caution. La réponse de M. d'Espernon fut que les gens de bien n'avoient que faire de caution, et que s'il ne faisoit ce qu'il devoit, il s'en trouveroit le plus marri : voilà l'histoire à la vérité. Les partisans furent, pour Monsieur le Grand, les trois princes du sang, M. de Guise et tous Messieurs ses frères, M. de Vendôme, et généralement tout ce qu'il y avoit d'éminent à la cour, hormis M. d'Aiguillon, qui fut trouver le marquis d'Ancre; M. de Nevers, suivant la passion de son beau-frère*, y envoya, et M. de Longueville aussi, se ressouvenant qu'en la brouillerie qu'il eut à Sainte-Geneviève avec M. de Vendôme, Monsieur le Grand s'étoit oflfert à M. de Vendôme : tant y a qu'il se trouva une grande inégalité aux

4. Le mot est mal écrit; on pourrait hésiter entre arrivée et ancienne, si le sens ne décidait la question.

5. S^ adressant à Monsieur le Grand a été ajouté après coup, audessus de la ligne.

Page 1