A Paris, ce ao" de juillet
Monsieur , votre homme s'en retomniera demain , par lequel je répondrai à votre lettre, et vous manderai de nos nouvelles. M. le commandeur de la Mole*, qui est
Lettre 94. — i. Peut-être un fils de François de Boniface, seigneur de la Molle.
porteur de cette lettre, me presse de trop près pour vous tenir' long discours. L'afFaire de Saumur fut hier résolue ' : j'ouïs parler les députés dimanche à la Reine, dans le cabinet, avec des submissions* les plus grandes du monde; mais je n'ai loisir de vous rien dire. J'ai baillé à M. de Valavez cent quarante écus, qui sont quatre cent vingt livres; je vous prie me faire cette faveur de les faire rendre à ma femme, suivant la lettre que M. de Valavez en écrit à M. de Calas. C'est ma coutume de vous importuner : si j'abuse de votre courtoisie, dites-le-moi, j'y serai plus retenu à l'avenir; mais j'ai peur de vous offenser par ce scrupule, ayant tant de preuves de votre amitié. Je voua supplie me mander des nouvelles de Monsieur le premier président, car je suis en peine de sa santé : je lui écrivis dernièrement; vous l'assurerez, s'il vous plaît, de mon très-humble service. Adieu, Monsieur: je vous baise très-humblement les mains, et suis à jamais votre serviteur très-humble et très-affectionné.