‹ Œuvres complètes;Chapitre 207 sur 436 · Par deçà a été ajouté après coup, dans l'interligne · texte numérisé non relu

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4. Flurance, dont il a été question plus haut, lettre 27, p. 5y, et lettre 106, p. 262.

Lettre 109. — i . Edme de Malain, baron de Lux, chevalier d'hon-

daiisla rue de Saint-Honoré. Le baron de Lus étoit en son carrosse avec trois ou quatre des siens. Monsieur le chevalier venoit du Louvre, et avoit avec lui M. de Cuges et M. le chevalier de Grignan*, à cheval tous trois. Il a mis pied à terre, et a crié à M. de Lus qu'il en fît de même ', et qu'il lui vouloit dire un mot. Le baron de Lus est descendu; et ont fait dans l'autre côté de la rue deux ou trois tours de huit ou dix pas, ou environ, parlant ensemble. Ce qu'ils disoient, personne ne le peut rapporter; seulement on a vu que M. de Lus a voulu embrasser Monsieur le chevalier, qui l'a repoussé d'un coup dans l'estomac, et lui a dit qu'il mît la main à l'épée, ce qu'il a fait; et ayant tiré chacun deux ou trois coups, le baron de Lus a reçu de Monsieur le chevalier un coup au-dessous du te tin gauche, et a commencé à chanceler. Monsieur le chevalier est remonté à cheval, et s'en est allé le petit pas vers la porte Saint-Honoré. Le baron de Lus est entré dans l'allée d'un cordonnier, entre le Temps perdu et la Bannière de France^ et au bout de l'allée a monté

neur de la Reine, lieutenant du Roi en Bourgogne, et chevalier de ses ordres. Le chevalier 0 le tua un peu en prince, » dit Tallemant des Réaux [Historiette du chevalier de Guise). C'est ce que disent aussi le cardinal de Richelieu et Fontenay-Mareuil, contrairement à ce que raconte Malherbe qui vante ce combat dans sa lettre à la princesse de Conty. Tous deux s'accordent encore à déclarer que le sujet de la querelle mis en avant par le chevalier était un prétexte, et que l'on tenait avant tout à se débarrasser du baron pour faire avorter une intrigue dirigée contre Bellegarde, que soutenaient les Guises. Une phrase ambiguë de Malherbe ne fait que confirmer cette assertion. Voyez le Mercure, ï6i3, p. 47 et suivantes, et plus loin les lettres iio et m.

a. Jean-Louis de Grignan, chevalier de Malte, commandeur de la Bastide en Quercy. Quant à M. de Cuges, de la maison de Glandevez, c'était un écuyer du chevalier de Guise.

3. Au lieu de : « Il a mis, etc., » Malherbe avait d'abord écrit : a II a crié à M. de Lus qu'il mît pied à terre, s

LETTRES A PEIRESC. aSp

cinq ou six marches dans le degré, là où il est tombé mort, en disant : Jésus ^ Maria ! Je venois alors du dîner de la Reine, et Tavois laissée au segond * . Je suis sorti par la cour des cuisines, et m'en suis venu par la rue Jean-Saint- Denis', au bout de laquelle, étant dans la rue Saint- Honoré , j'ai vu venir d'en bas quatre chevaux qui s'en venoient froidement et au petit pas, comme si rien ne fût avenu* . Je me suis arrêté pour saluer Monsieur le chevalier, et n'ai vu en lui aucune marque d'émotion, que le visage un peu pâle. M. de la Boulaye', lieutenant de la compagnie de chevaux légers de M. le chevalier de Vendôme, s'étoit joint à lui, et s'en aUoient eux deux le petit pas, avec MM. deGrignan et de Cuges derrière eux. L'on m'a dit que M. de Termes est monté à cheval avec une vingtaine de ses amis, et l'est allé accompagner. Où il est allé, je n'en sais rien. Le sujet de la querelle est que le baron de Lus, depuis huit ou dix jours, s'étoit vanté qu'il s'étoit trouvé à la résolution qui frit faite de tuer feu M. de Guise, et qu'un autre qui y étoit aussi ', que Mme la princesse de Conty m'a nommé, mais il ne m'en souvient pas, avoit voulu en avertir M. de Guise, afin qu'il prît garde à soi, mais qu'il l'en avoit empêché; et de cette façon se faisant auteur de la mort de feu M. de Guise,

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