Voyez plus haut, lettre 5, p. 8, note
vous la recevrez; voilà pourquoi je vous répéterai que j'ai reçu par la voie de M. Lombard les sept pistoles' : je dis par sa voie, pource que je ne l'ai point vu, et me fut dit, par celui qui me bailla le paquet, qu'il étoit malade par les chemins, ou à l'hôtellerie, je ne me souvien pas bien lequel.
Vous n'êtes point né pour devoir, mais pour obliger : il faut confesser que votre courtoisie est invincible, et que chercher de la combattre, c'est chercher sa honte et sa confusion. Je mets donc les armes bas, et avec toute sorte de submission vous prie d'accepter cette reconnoissance, pour la satisfaction de vos honnêtetés. Je suis mairi qu'à vos dépens le Gascon ait vérifié mes prophéties. S'il vous plaît prendre la peine de m' envoyer une prise de corps contre lui , croyez qu'il sera bien caché si je ne le trouve, et si je ne vous fais avoir raison du mauvais tour qu'il vous a fait. Je suis marri que nous n'avons ici quelques nouvelles, pour répondre à celles que vous avez pris la peine de m'écrire ; mais nous sommes à sec, si la venue des députés des Etats ^ ne nous apporte quelque chose. Ils sont attendus en cette cour d'un jour à l'autre. Le comte Henri' n'a pas voulu être de leur nombre ; mais il vient sous prétexte de voir son frère, et a promis aux députés qu'étant ici, il les assistera de tout ce qui dépendra de lui. Le Roi s'en va mardi ou mécredi à Ennet*, et y sera quinze jours; l'on croit que c'est pour
Lbtoœ 8. — I. C'était de l'argent que Malherbe avait prêté à Peiresc, lorsque celui-ci s'en retourna en Provence. {Correspondance manuscrite de Peiresc, volurne H-M, f° lo.)
a. Des États de Hollande. Voyez les lettres suivantes,
3. Henri-Frédéric de Nassau, frère de Philippe-Guillaume, prince d'Orange, et de Maurice de Nassau (voyez p. i5, note lo). Il mourut en 1647.