‹ Œuvres complètes;Chapitre 211 sur 436 · Voyez plus loin, p · texte numérisé non relu

Voyez plus loin, p

3. Richelieu raconte (année i6ia) que Bellegarde fut disgracié pour avoir accepté l'offre qu'on lui faisait de lui montrer o par le moyen d'un miroir enchanté jusqu'à quel point étoit la faveur du maréchal d'Ancre et de la maréchale > auprès de la Reine.

27a LETTRES A PEIRESC.

nouvelles consistetit : je ne saurois qu'y ajouter, sinon que la Reine a été fort en colère*, et y est encore. Mme la princesse de Conty et Mme de Guise ne viennent point chez la Reine. Je ne sais combien durera la fête, elle est trop violente pour être longue; cependant M. le comte de la Rochefoucauld', qui alla voir M. de Guise incontinent après que l'affaire fut faite, a eu commandement de s'en aller chez lui : je crois qu'on ne lui a pas fait grand déplaisir; car il est hors d'année*, et étoit résolu de demander son congé. J'ai aujourd'hui rencontré M, le marquis d'Ancre, avec vingt-cinq ou trente chevaux à l'en tour de sa carrosse ; je ne crois pas pourtant qu'il ait sujet de craindre : il fut voir Mme la princesse de Conty, et lui dit que Monsieur le chevalier étoit un brave prince, et qu'il étoit son serviteur. On m'a dit que la réponse fut qu'en cette occasion on le verroit. Je voudrois bien que tout ceci fût passé; car jusqu'à ce que nous en soyons dehors , notre belle et bonne reine sera en mauvaise humeur : hors de cela tout est paisible. I/on m'a dit que le baron de Saugeon' est encore prisonnier; celui qui l'a pris est ici : je veux savoir de sa propre bouche comme s'est passée cette affaire, et vous en donnerai avis. Nous avions ici un compagnon du moine bourré *, à qui l'on

4. « Jamais, dit Richelieu, on ne vit tant de larmes que celles qu'épandit la Reine. »

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