Voyez plus haut, lettre 120, p. 307, note
3a8 LETTRES A PEIRESC.
mement malade. Yrf haf gxraarag dhr bi yn snxpg snxer cbhe yn pubxml yrf nhgerf zbafxrhe qr grezrf cbhe yn cnhyrgr"; mais je n'en crois rien'.
i3i. — A Paris, ce 6" de septembre.
Monsieur, s'il n'y a cinquante ans que je n'ai eu de vos nouvelles , il n'y en a guère loin ; mais pour cela je ne laisserai pas de faire ce que me conseille mon affection. Les délices de la Floride* vous ont apoltronni ; je vous en excuse , car à ce qu'on m'a dit , elles en sont bien capables ; je n'y trouve à dire que le nom, qui a un peu du gascon : toutefois ce sera plutôt fait de le souffrir que de le rebaptiser. Si vous passez le temps en Provence, nous n'en faisons pas moins à Paris : nous avons célébré la fête de saint Louis avec force feux d'artifice ; trois divers maîtres, en trois divers jours, y ont fait, à l'envi les uns des autres, tout ce qui leur a été possible : Bagot fut le premier, Jumeau le segond, et Morel le der-
6. Ce chifFre a été traduit ainsi au-dessus des lignes par Peiresc : « Les uns tiennent que Ox l'a faict faire pour la Choizy, les autres Monsieur de Termes peur la Paulete. » Il se pourrait que Ox désignât l'archevêque de Reims, l'un des amants de la Choisy, suivant Tallemant. — Pour avoir la clef du chiffre, il faut diviser l'alphabet (de vingt-deux lettres) en deux moitiés, et faire de la première moitié la seconde, et de la seconde la première, de façon que n représente a, o la lettre b, etc., tandis que a représente n, b la lettre o, etc.
7. Ce paragraphe est écrit sur une bande de papier à part, et rien ne prouve qu'il fût joint à la lettre i3o; ce qui est dit du chiffre au commencement de cette lettre ferait plutôt supposer que le postscriptum est d'une date postérieure.
Lettre i3i. — i. Maison de campagne de du Vair. a De dix mille maisons de campagne qui se trouvent dans le territoire de Marseille, est-il dit dans la Vie de Peiresc, par Requier, p. i36, c'est la plus belle, principalement pour son étendue et sa fertilité. »
nier*. M. de Valavez vous aura conté celte histoire tout au long ; ce que je vous en écrirois ne seroit qu'une répétition, car nous les vîmes ensemble : seulement vous dirai-je que Morel a eu tous les suffrages pour lui , non pour son chariot , ni pour son château , mais pour ses fusées, qui , au dire de ceux mêmes qui ont vu assez de semblables choses en Italie, furent les plus belles et les plus rares que Ton vit jamais. Vous avez lu ce qui en a été imprimé , mais croyez que c'est toute autre chose de l'avoir vu. Leurs Majestés y ont pris un tel goût, que de huit mille fusées ou pétards qpii dévoient être mis en œuvre ce soir-là , en étant resté trois mille qui ne purent pas être prêtes, la Reine a commandé de les porter à Fontainebleau, pour la fête de la nativité du Roi, qui est vers la fin de ce mois*. Si la résolution ne change, l'on partira mécredi ou jeudi ; encore croit-on que ce ne sera que de lundi prochain en huit jours. Les comédiens italiens sont arrivés; mardi ils joueront au Louvre : l'on n'en dit rien à personne, afin que ce soit en petite compagnie, à cause du lieu qui est petit, et que la saison étant chaude. Leurs Majestés pourroient être incommodées. Nous avons perdu depuis deux jours le marquis de Noirmoutier*, du pourpre, de la dyssenterie, et de la fièvre continue. Il y avoit bien peu de jours qu'il avoit acheté la lieutenance de Roi en Poitou : cela a mis la puce à l'oreille à beaucoup de gens. La Reine a dit qu'elle veut que la veuve soit récompensée, et un petit garçon qu'il a laissé*, de
a. C'étaient trois officiers d'artillerie. Voyez la description de ces fêtes dans le Mercure, tome III, p. a43 et suivantes.
3. Louis XIII était né à Fontainebleau le 27 septembre (1601).