De maladies a été ajouté après coup, en interligne
8. Catherine de Vivonne, la célèbre marquise de Rambouillet, morte en 166 5.
9. L'abbé de Saint-Michel. Voyez plus loin, lettre iBa, p. 332.
10. Cette pièce d'or est une monnaie gauloise, qui quelquefois est sans légende, comme la pièce dont parle Malherbe, et quelquefois
LETTRES A PEIRESC. 33i
de ses sujets, fouissant la terre, en avoit treuvé environ une trentaine, et pour n'être découvert, les étoit allé vendre à Bruxelles. Je l'ai prié de s'en informer particulièrement, et m'en avertir, ce qu'il m'a promis; et j'en attends l'effet. Ou lui a dit que ce paysan en avoit treuvé près de trois cents, et qu'il y en avoit de trois ou quatre sortes ; toutefois que le plus grand nombre étoit comme celle qu'il m'a montrée. Je la ferai voir à M. de Valavez, afin que s'il a, comme il m'a dit, quelque connoissance à Bruxelles , il voye d'en pouvoir retirer quelques-unes pour vous. J'oubliois à vous dire que M. le marquis d'Ancre est malade depuis deux jours; il fut hier saigné. Je crois que son mal est un mal de gorge qu'il a déjà eu plusieurs fois. M. de Termes arriva hier, et a été fort bien reçu. Monsieur le Grand a été mandé, et croit-on qu'il sera ici à la fin de ce mois : voilà tout ce que vous aurez pour celte fois. Tenez-moi toujours aux bonnes grâces de Monsieur le premier président et aux vôtres, comme votre serviteur très-humble et très-affectionné,
Fr. Malherbe.
Ecrivez-moi quelque chose de io8**; il n'est point de besoin de chiffre aux lettres qui viennent par deçà , car elles ne courent point de fortune. D'amendement, je n'y en espère point ; Dieu veuille que je me trompe !
porte l'une des légendes suivantes : Gottika. — Lucotio. — Voca- RAN. Les yeux peu exercés peuvent en effet voir une cloche sur l'un des côtés. L'attribution de cette médaille n'est point encore fixée. Ou l'a trouvée surtout dans le Vermandois et dans les environs de Rouen et de Beauvais. Voyez-en plusieurs spécimens dans l'atlas de la iV«mismatique gauloise dehé[ewel,-p\anchelll,u9^ 3y, Sg, 4 1 ; planche IV, no* i8 à 23.
II. Le chiffre io8 désigne lebeau-frère de Malherbe, Châteauneuf, dont il a été question plus haut. Voyez lettre 1 13, p. 288, note 12.
i32. — A Paris, ce i4* septembre.
Monsieur , j'ai ce matin reçu votre lettre du 28^ du passé ; elle est venue fort à propos , car je commençois d'en être afifamé. L'homme dont vous m'écrivez* ne m'avoit rien dit de sa lettre de cachet , et ne crois point qu'il en ait : j'ai bien envie de savoir comme se sera passée cette procédure. Vous me faites tort de me remercier de ces chétives médailles que je vous ai envoyées. Je vous écrivis , ce me semble , en ma dernière lettre , que j'en avois vu donner une* à Mme de Rambouillet par un abbé de Saint-Michel , sur la frontière de Picardie ; depuis je la priai de me la prêter pour la faire voir à un de mes amis; et à quelques jours de là, lui faisant mon excuse de ce que je ne la lui avois encore rendue , elle me dit qu'elle me la donnoit, de sorte qu'elle m'est demeurée; et ce matin je l'ai mise entre les mains de M. de Valavez, pour la vous faire tenir : il est d'opinion que ce que je vous avois écrit être une cloche en l'un des côtés soit un œil de quelque géant ; vous la verrez et en jugerez : pour moi, après l'avoir ouï, je lui ai déclaré que je persistois, comme je ferai jusques à ce que vous m'ayez fait paroître le contraire. Je vous remercie de tout mon cœur de la bonne nouvelle que vous me don-
Lettbe i32. — I. Peiresc écrivait le 28 août i6i3 : a Nous n'avons point de nouvelles de par deçà que la venue de M. de C... (Châteauneuf), qui ne s'est encore voulu laisser voir et est bien empêché, ce dit-on, comment il pourra faire rendre certaine lettre de cachet qu'il a apportée pour Monsieur le premier président, pour tâcher d'obtenir que son année ne soit comptée que du jour de l'arrêt. Il est maintenant à Châteauneuf. » L'arrêt qui suspendait Châteauneuf pour un an, portait que l'année de suspension ne courrait que du jour où il aurait fait amende honorable. Voyez plus haut, letti-e ii3, p. 288, note 12.
2. Au lieu des mots : « que j'en avois vu donner une, » Malherbe avait écrit d'abord : « d'une que j'avois vue donner. *
nez de la santé de ce que j'ai par delà. On ne m'en avoit point baillé d'alarme, je l'avois prise de moi-même sur ce que j'avois été quelque temps sans en rien ouïr. Vous savez ou saurez quelque jour que
Bes est soUiciti plena timoris amor^ .
Si M. Ribier et M. Aleaume oublient quelque nouvelle, vous en aurez un petit supplément avec cette lettre , et en ferez part à MM. les premiers présidents du \ air et de la Ceppède; car d'écrire tant de fois une même chose, il n'y a point d'ordre , et puis il n'y a rien en tout cela qui en vaille la peine. Adieu, Monsieur; je suis votre serviteur très-humble et très-affectionné ,
Fr. Malherbe.
i33. — De Paris, ce i5* de septembre.
Le marquis de Noirmoutier est mort depuis cinq ou six jours; toute la cour est conviée à son service, qui se fait lundi prochain en l'église des Célestins.
Sa charge de lieutenant de Roi en Poitou , demandée par plusieurs des seigneurs principaux de ce pays-là , jusques au nombre de quatorze ou quinze, a enfin été donnée à M. de Rochefort, à la prière de Monsieur le Prince, qui à cette condition a promis de ne demander jamais rien.
La femme de M. Puget, fils aîné de M. de Pommeuse *,