‹ Œuvres complètes;Chapitre 271 sur 436 · Voyez la lettre précédente, p. 364, note i · texte numérisé non relu

Voyez la lettre précédente, p. 364, note i

vous rendra le port : autrement, ce seroit me défendre de continuer. Par un paquet que M. de Caldagne a porté, M. de Valavez vous a averti que je lui ai baillé deux cents autres livres : vous me ferez , s'il vous plaît , cette faveur de les rendre à ma femme, afin que je demeure accablé sous le faix des faveurs' que je reçois continuellement de vous. C'est à vous de me commander, et à la fortune de me donner de quoi vous servir. Cependant, Monsieur, je vous baise bien humblement les mains, et suis toujours votre serviteur très-humble et très-affectionné ,

Fr. de Malherbe.

M. le marquis de Cœuvres devoit partir aujourd'hui ; mais je n'ai bougé du coin du feu, de sorte que je ne sais ce qui en est.

Depuis ma lettre écrite, on me vient dire qu'il part dans deux jours.

i44- — A Paris, ce i3^ jan\-ier.

Monsieur, afin que votre courtoisie ait toutes ses dimensions, vous ne voulez point être remercié : vous serez servi à souhait ; je serai incivil plutôt que de n'être pas ce que vous voulez que je sois. Je vous remercierai pourtant de vos nouvelles, afin de vous donner occasion de me les continuer. J'ai reçu votre chiffre nouveau, dont je me servirai quand il en sera temps : nous n'avons rien pour cette heure qui ne se puisse éciire en lettres patentes. Je suis allé ce soir au cabinet, exprès pour avoir quelque chose à vous entretenir; mais je n'y ai rien

8. Il y avait d'abord obligations, qui a été corrigé en faveurs.

trouvé. Hier M. de Valavez prit la peine de me venir apporter une lettre que vous, m'avez écrite du dernier du passé. Je lui contai quelques particularités qu'il me promit de vous écrire, et entre autres une assez notable de 77 *. Je sais l'action par ^ celui même qui Ta faite : c'a été une jeunesse, sans autre dessein que de curiosité; mais 5i * ne laissa pas de s'en fâcher. Nous avons pensé voir un règlement au cabinet du Roi, au commencement de cette année; mais tout cela s'en est allé en fumée, et s'est-on contenté de ne laisser entrer personne que le Roi n'ait pris sa chemise. 65 disoit que 5o étoit frehl ra qebfyr, mais qu'il le feroit frehle ra ebl*. Toutefois comme l'on a voulu en venir à la preuve , l'on a trouvé que les François ne se laissent pas volontiers ranger à ce qui n'est ni de la coutume ni de leur humeur^, et a-t-on laissé le moutier où il étoit*. Vous avez eu des almanachs de Morgart' ; il est à la Bastille, d'où il sera malaisé qu'il sorte que pour aller en Grève. J'ai

Lettre i44- — !• Peiresc a écrit en interligne : M. de Longueville.

-X. Malherbe avait d'abord écrit de, qu'il a corrigé en par. A la ligne suivante, devant sans il a effacé mais; et devant curiosité , les deux mots contenter sa,

Page 1