Voyez tome I, Avertissement^ p. v, et plus loin, p. vii
3. Nous avons dit dans notre premier volume, Notice bibliographique, p. crx, n° 64, qu'un supplément à ces lettres a été publié en 1841 par M. Miller.
PRÉFACE. Wê
à mettre le lecteur au courant des hommes et des cliosës dont Malherbe a parlé en termes très-clairs pour son ami, mais souvent obscurs pour ceux qui vivent dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle.
Rien n'a été épargné pour reproduire le texte original avec la précision la plus rigoureuse; et si nous y sommes parvenu , nous le devons à notre confrère M. L. Lacombe et au fils aîné de M. Régnier, qui, au moyen de plusieurs collations successives, en ont accompli la révision avec une habileté et une intelligence dont nous ne saurions trop les remercier. Pour représenter fidèlement l'état des autographes, et montrer surtout avec quelles précautions méticuleuses Malherbe rédigeait sa correspondance , nous avons cru nécessaire de signaler en note les principales modifications qu'il a apportées à son texte primitif, retranchant ici, ajoutant là, substituant à une expression ou à une tournure vieillie une expression ou une tournure plus moderne. Le grammairien , l'écrivain exact, net et concis, s'y révèle à chaque page; et quoique ces sortes de variantes puissent, au premier abord, sembler un peu minutieuses, on s'apercevra bien vite, nous l'espérons, qu'elles ont leur importance pour l'histoire de la prose française, dont Malherbe a été l'un des créateurs.
Le conmientaire nous a offert parfois plus d'une difficulté, car nous avons tenu, autant qu'il nous a été possible, à ne laisser sans explication aucun des noms qui se multiplient sous la plume de Malherbe ; et il n'a pas toujours été aisé de retrouver l'origine de ces personnages subalternes, qui n'ont guère fait que traverser
,v PRÉFACE.
l'histoire, où il n'est point resté trace de leur passage. Pour cette partie de notre travail, divers documents inédits nous ont été d'un grand secours. Ainsi, la correspondance inédite de Peiresc, à Carpentras, que, grâce à l'obligeance du savant bibliothécaire, M. Lambert, nous avons pu consulter à loisir, nous a fourni, sur les affaires particulières des deux amis, des éclaircissements que nous aurions en vain cherchés ailleurs. Nous avons aussi trouvé de précieux renseignements dans quelques collections de la Bibliothèque impériale et de la bibliothèque de l'Institut *.
Notre travail complètement terminé, texte et notes, était, depuis plusieurs semaines, entre les mains de l'imprimeur, et les premières feuilles étaient déjà composées, quand MM. Sallard, neveux de feu M. A. Bazin, l'auteur si estimé de \ Histoire de France sous Louis XIII ^ voulurent bien mettre à notre disposition , avec un empressement pour lequel nous leur exprimons ici toute notre gratitude, un exemplaire des lettres de Malherbe que leur oncle avait annoté et préparé pour l'impression*. Malheureusement cette obligeante communication, qui, quelques mois plus tôt, nous aurait épargné de nombreuses recherches, arrivait un peu tard. Pourtant, si à ce commentaire d'un écrivain qui avait le premier mis en lumière la valeur historique de cette correspondance,
I. Voyez, entre autres, p. a88, note 12 ; p. 394, note 7 ; p. 407, note 7; p. 548, noie 6.
a. MM. Sallard ont l'intention de donnera la BibUothèque impériale cet exemplaire et la copie manuscrite dont il est question plus bas, et qu'ils ont mise aussi à notre disposition.