‹ Œuvres complètes;Chapitre 334 sur 436 · A Paris, ce 3' novembre · texte numérisé non relu

A Paris, ce 3' novembre

Monsieur , je vous envoyé un mémoire de* ce peu que je sais de nouvelles. J'avois été en propos de ne vous rien écrire des états , et m'en remettre sur M. de Valavez ; mais comme je me suis vu la main à la plume , je me suis laissé aller. Vous y verrez encore quelques autres

3. Malherbe avait mis simplement d'abord : a Le lieu du Roi ; » et deux lignes plus bas il a ajouté en interligne députés après évéques.

Lettre 175. — i. Les mots un mémoire de sont écrits en interligne.

— choses', mais sommairement et en hâte : comme ie n'écris

jamais presque autrement, vous m excuserez, s il vous plaît , à Monsieur le premier président , si je ne lui écris point ; je sais bien que vous lui faites part de tout ce que vous avez, et que d'ailleurs il est mieux averti qu'il ne sauroit être de moi. Nous attendons ici vos députés; Ton avoit fait courir un bruit qu'ils avoient été noyés , et la chose en étoit venue si avant que M. Florence avoit eu l'archevêché d' Aix ; mais l'on a depuis su qu'ils se portent bien, et croit-on que demain ou mécredi ils arriveront. J'eusse volontiers écrit à M. le président de la Ceppède que j'ai reçu, depuis trois ou quatre jours une lettre qu'il m'a écrite, et que je suis son très-humble et très-obligé serviteur; mais vous le lui direz, s'il vous plaît, et à M. du Vair aussi. Je vous envoyé les requêtes faites au Roi par les états de Bretagne , tenus à Nantes , et les réponses que le Roi y a faites : c'est tout ce que je sais de nouveau'. Adieu donc. Monsieur: tenez-moi toujours pour votre très-humble et très-obligé serviteur,

A Paris, ce 3* de novembre.

Les états furent ouverts le lundi 27^ d'octobre*, environ trois heures après midi; sitôt que le Roi fut entré, il* harangua.

Il entra par une petite porte qui étoit sur l'échafaud même, et avec lui entrèrent la Reine, Monsieur, et Mes-

a. Choies a été suhiûtué èi nouvelles.

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