‹ Œuvres complètes;Chapitre 344 sur 436 · C'est-à-dire deux exemplaires · texte numérisé non relu

C'est-à-dire deux exemplaires

5. Malherbe avait d'abord mis : a je vous en envoyé l'un, etc., » puis il a ajouté que, au-dessus de la ligne, et a oublié d'effacer en.

6. Ce ballet, pour lequel Malherbe composa des vers, eut lieu le 19 mars i6i5. Voyez tome I, pièce lxxii, p. 228, et le Mercure (tome IV, p. 9 et suivantes), qui a reproduit les vers de Malherbe. Peiresc, après les avoir reçus, écrivit au poëte le ai avril, pour lui exprimer son admiration : a M. du Vair, ajoutait-il, y trouvoit quelque petit grac au second couplet; mais M. du Périer nous ayant montré une correction d'icelui , écrite de votre main , il en demeure grandement satisfait. » —Le carême, en i6i5, commençait le 4 mars.

7. Rochefort, dont nous avons parlé plu? haut (lettre 56, p. 118, note 3), avrit donné des coups de bâlon à Marsiilac, « sous prétexte,

Louvre. Tout cela s'apaisera. Monsieur le Prince fait un ballet avec douze' conseillers du parlement'; il Ta toujours répété jusques à cette heure ; toutefois il semble que l'ardeur s'en attiédisse. Si M. de Gordes a oublié à vous dire un bon mot que lui dit M. de Sully, je le vous dira . Monteur le Prince avoit convié plusieurs gentilshommes à son ballet, mais*' ils s'en excusèrent; si par faute d'argent, ou pour autre considération, c'est à vous à le deviner : tant y a qp'en ayant parlé à M. de Sully, afin que M. le marquis de Rosny voulût être de la partie, et M. de Sully lui ayant dit que son fils étoit marié et avoit des enfants, que ce n'étoit plus à lui à danser. Monsieur le Prince lui répliqua : « Je vois bien que c'est, vous voulez faire de mon ballet une affaire d'Etat, — Nullement, Monsieur, lui répondit M. de Sully; tout au contraire, je tiens vos affaires d'Etat pour des ballets. »

Pour le Financier^ il dit beaucoup de choses des affaires du monde; mais pour l'affaire du mariage de la fille de M. le marquis d'Ancre, il en parle en homme qui n'est pas du Louvre. J'ai voulu savoir le fond de cette affaire d'une personne qui la sait très-bien ; mais elle m'a

dit Richelieu , qu'il avoit médit de Monsieur le Prince et déclaré la mauvaise volonté qu'U avoit pour la Reine, et dit plusieurs particularités de ses desseins contre la Reine qu'il lui avoit confiés, -o Comme Marsillac avait quitté le service du prince pour celui de Marie de Médicis, le scandale fut grand. Le parlement fut saisi de l'affaire, malgré les bravades et les récriminations de Coudé, qui fut contraint de s'humilier et de demander des lettres d'abolition pour Rochefort. Voyez le Mercure, i6i5, p. 229.

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