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SaS LETTRES A PEIRESC.
,6i5 ë^^^^ <îe Dieu. Je reçus il y a cinq ou six jours un état de notre armée qui me fut envoyé par un ami. Je le vous envoyé pour tenir lieu de quelques nouvelles , sans lesquelles il semble qu'en cette saison les lettres ne puissent avoir bonne grâce. Adieu, Monsieur : Dieu vous tienne en sa sainte garde ! et vous , s'il vous plaît , aimez-moi comme de coutume.
Votre serviteur très-humble et très-obligé,
Malherbe.
M. Gaillart' est parti depuis deux à trois jours, à ce que Ton m'a dit. Il y a environ trois semaines que je le fus prier de prendre de moi deux cents écus, et les faire rendre en Provence à ma femme ; mais il me dit qu'il ne le pouvoit faire. J'aurai donc recours à M. Roux, sur la confiance que vous me donnez qu'il me fera cette courtoisie. Si j'eusse su le partement de M. Gaillart, je vous eusse écrit par lui. Ce paquet ira à Bordeaux pour aller à Aix ; le chemin est long, mais c'est aujourd'hui la seule commodité que j'aye. Adieu, encore un coup, Monsieur : je vous baise très-humblement les mains, et à Monsieur le premier président.
De Paris, ce 6* de novembre.
J'oubliois à vous dire la mort du marquis du Resnel. Il étoit allé pour lever quelques logis aux reîtres de Monsieur le Prince, qui étoient demeurés derrière ; mais ayant fait donner son lieutenant en un village un peu devant
7. Il y a deux familles du nom de Gaillart dans t État de la Provence par Robert (tome II, p. 106-111). Nous croyons que le personnage dont parle Malherbe est Joseph Gaillard, conseiller à la cour des comptes d'Aix (1622), ou son père Jean, mort vers 1624. — La famille Roux a aussi sa généalogie dans Robert.
LETTRES A PEIRESC. Sag
qu'il donnât à l'autre, ceux qui fuyoient de ce premier lieu donnèrent l'alarme aux autres, de sorte que le marquis de Resnel les trouva à cheval , et fut tué lui et un autre des siens ' . Il est vrai que le corps de cet autre ne se trouve point, tellement que l'on ne sait ce qu'il est devenu. Mme la marquise de Resnel' est ici, fort affligée : aussi est-ce un grand malheur que n'y ayant eu qu'un honmie tué, le sort soit tombé sur son mari.
Je vous remercie de votre arrêt; il est comme je les aime, aussi est-il fait par des gens de bien.
a L'armée du Roi commandée par le maréchal de Bois- Dauphin, général; M. de Prashn, maréchal de camp; M. d'Escure, aide de maréchal de camp; M. du Plessis, sergent de bataille ; M. de Fouiou, maréchal des logis de l'armée ; M. de RefTuge, pour le conseil et pour les finances, ordonné avec Monsieur le maréchal.
Compagnies Compagnies Compagnies
de gendarmes : de chevaux légers : de carabins :
Celle de Monsieur, Celle du Roi , com- Celle de M. de Gié j
frère du Roi; mandée par M. de Celle de M. de Mon-
Celle de la Reine ; Coutenant ; talan ;
Celle de M. de Lor- CelledeM.deNevers; Celle de M. de la
raine; Celle du prince de Haye; Celle de M. de Vau- Joinville ; CeUe de M. de Vitry .
demont ; Celle du marquis de Celle de Monsieur le Sablé ;
maréchal ; Celle de M. de Vitry;
Celle de M. de Mont- Celle de M, de Mont-
bazou ; glas ;
Celle de M. de la CelledeM. deNangy;
Châtre. Celle de M. de Bussy d'Amboise ; Celle de M. Zamet.