‹ Œuvres complètes;Chapitre 50 sur 436 · A Paris, ce aS* mars · texte numérisé non relu

A Paris, ce aS* mars

Monsieur, je vous ai écrit assez au long par le passé pour me dispenser d'être * brief à cette heure. Je vous envoyé un rouleau de la part de M. Beys, duquel il vous faisoit mention par une sienne lettre que je vous ai fait tenir. Depuis il vous a écrit une autre lettre, que vous recevrez par ce porteur. Nos nouvelles sont que le Roi se porte fort bien. Dieu merci. Nous attendons l'accouchement de la Reine dans dix-huit ou vingt jours ^. Vous avez su la mort de M. de Montpensier, qui fut le dernier du mois. On lui dressa une effigie au logis où il est décédé; elle fut servie durant trois jours, qui commencèrent le lundi d'après sa mort. M. le comte de Soissons fit difficulté de la garder, et dit que les princes du sang ne gardoient que les rois, et que Monsieur*, frère du Roi, n'avoit été gardé que par des gentilshommes. On tint conseil là -dessus, où il fut résolu d'en avoir la volonté du Roi, qui étoit lors à Chantilly. Il ordonna que M. de Fervaques*, maréchal de France, avec trois chevaliers du Saint-Esprit , le garderoient, ce qui fut fait. MM. de Sordeac % le marquis de Tres-

Lkttre 29. — I. C'est-à-dire pour m'autoriser, pour que je sois autorisé à être.... Voyez le Corneille de M. Marty-Laveaux, tome I, p. ;»o8, note 2.

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