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ACTE TROISIEME

Et moi, l'exécuteur d'un jugement tro|) juste. Ému du châtiment où j'ai participé, Je te salue encore, après t'avoir irappé.

Une pause.

Puissance de l'Église ! A cette époque même

Où le droit de l'épée est la raison suprême,

Lu honuue seul, armé du seul glaive des lois,

Parmi leurs légions, peut triompher des rois!

0 miracle inouï, que dans la turbulence,

Quand le pontife parle, il se fasse un silence;

Qu'en ce débordement que l'on voit aujourd'hui.

Les Ilots des passions reculent devant lui !

— Parfois les royautés s'indignent de l'entrave :

On menace le pape, on l'insulte, on le brave;

Mais le pontife saint, fort de la vérité,

Dans les rébellions marche vers l'unité.

Il sait que de lui seul dépend le sort du monde ,

Et que l'œuvre des rois sans lui n'est pas féconde.

Quand des sociétés les antiques faisceaux.

Sous des milliers de mains, se brisent en morceaux.

En vain à rassembler la royauté s'efforce;

La force est impuissante à contraindre la force.

Le seul ud'ud des États est une même foi:

11 faut monter à Dieu pour l'etrouver la loi.

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