‹ Œuvres complètesChapitre 132 sur 237 · LES T5AR0NS · texte numérisé non relu

LES T5AR0NS

Agnès!

PHILIPPE

Oui, paraissez, madame, aux yeux de tous! Mettons ces chevaliers en face d'une dame; Et que leur lâcheté soit doublement infâme. Si deux fois, en un jour, ils manquent à l'honneur, Et devant une dame, et devant leur seigneur!

— Se range à mes côtés, qui veut être des nôtres!

Guillaume passe du côté du roi.

Sous peine d'anathème, arrière tous les autres!

Les barons se retirent vers le fond du théâtre. — Robert paraît. PHILIPPE.

C'est bien, mes bons amis : l'ecevez mes adieux.

— Oui, vous avez raison, lâches! Baissez les yeux!

Mouvement.

Baissez les yeux, vous dis-je ! et subissez l'outrage; Ou, s'il rallume en vous un reste de courage, Belevez donc le gant que je vous jette! — Allons, Chevaliers ! je vous tiens pour chevaliers félons !

ROBERT, s'avançant.

Je vous tiens pour félons, ô chevaliers de France!

A Philippe.

S'il vous faut, monseigneur, à l'épée, à la lance, Envers et contre tous, un tenant, — me voici.

PHILIPPE

C'est bravement parler, comte Robert. Merci.

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